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Vue sur : la section andorrane

Andorre a fait son entrée à l’Assemblée parlementaire de la Francophonie il y a près de 20 ans, mais sa tradition francophone résulte de plus de huit siècles d’histoire.

La relation de la Principauté d’Andorre avec la Francophonie est étroitement liée à son histoire. Au Moyen-âge, les vallées d’Andorre appartenaient au comté d’Urgell. Avec l’expansion de ce comté vers le sud, où se trouvaient les terres les plus fertiles, les zones montagneuses cessèrent d’être intéressantes pour le comte. L’évêché céda donc ces terres en fief au Vicomté de Castellbó. À travers divers mariages, leurs domaines revinrent au comté de Foix. À la suite de conflits entre le comte de Foix et l’évêque d’Urgell, en 1278 fut signé le premier « Paréage », qui fixe les limites du pouvoir de chaque seigneur, représente la fondation de la Principauté d’Andorre et définit les obligations des andorrans en matière de dîmes et thèmes militaires. Depuis, les droits de coseigneurie sur l’Andorre revinrent à l’Évêque d’Urgell et au roi de France, ce dernier héritier des comtes de Foix.

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Paysage andorran

En 1793, compte tenu de l’origine féodale des liens unissant l’Andorre et la France, les républicains français refusèrent de maintenir les relations avec les andorrans et de percevoir leurs tributs. Ce sera Napoléon qui, en 1806, rétablira la tradition féodale et les droits de coseigneurie. Actuellement, c’est le Président de la République française qui assume le rôle de Chef de l’État andorran, conjointement avec l’évêque d’Urgell.

Signalons qu’il fallut attendre plus de six siècles pour qu’un coprince français, Charles de Gaulle, foule de nouveau, le sol andorran, en octobre 1967. Ce n’est qu’en août 1973 que se déroula, pour la première fois, la rencontre des deux coprinces : l’évêque d’Urgell, Joan Martí Alanis, et le Président de la République française, Georges Pompidou.
Compte tenu de la spécificité multiethnique et culturelle de l’Andorre, le système scolaire est un vecteur particulièrement important pour l’intégration et la cohésion de la société.

Le premier système éducatif à s’installer en Andorre fut en langue espagnole, aux environs de 1880 et vers 1900 furent ouvertes les premières écoles en langue française. Aujourd’hui, la structure éducative de l’Andorre est constituée par des centres avec des enseignements des systèmes éducatifs andorran, espagnol et français, même si tous enseignent la singularité de la culture andorrane. Le régime légal de l’éducation en Principauté stipule le droit des familles à choisir le système éducatif qu’ils préfèrent pour leurs enfants.

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Mme Bernadeta Gaspà Bringueret, Présidente de la section andorrane

L’admission de la Principauté d’Andorre en tant que section associée de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie eut lieu durant la XVIe Session ordinaire, à Yaoundé (Cameroun) en janvier 1989.
L’Andorre est également membre de plein droit de l’Organisation internationale de la Francophonie depuis le mois de septembre 2006, lors du Sommet de la Francophonie de Bucarest (Roumanie).
La Présidente actuelle de la section andorrane est Bernadeta Gaspà Bringueret, Vice-présidente du Conseil général (Parlement de l’Andorre), qui est, par la même occasion, la première femme dans l’histoire andoranne à assumer cette fonction politique.

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