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Tribune spéciale : La Francophonie mobilisée contre le VIH/SIDA

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Omar N’doye, Responsable des coordonnateurs du Réseau de lutte contre le VIH/SIDA de l’APF
Avant toute chose, nos pensées vont bien sûr vers Haïti. En termes de lutte contre le VIH/SIDA, nous savons que les situations de crise sont propices à la propagation des maladies contagieuses et le SIDA ne fait pas exception. Avant le séisme, Haïti comptait 2,3 % de sa population infectée par le virus et 20 000 personnes sous traitement d’antirétroviraux (ARV).
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Omar N’doye, Responsable des coordonnateurs du Réseau de lutte contre le VIH/SIDA de l’APF

par Omar N’doye, Responsable du Réseau de lutte contre le VIH/SIDA de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie

Avant toute chose, nos pensées vont bien sûr vers Haïti. En termes de lutte contre le VIH/SIDA, nous savons que les situations de crise sont propices à la propagation des maladies contagieuses et le SIDA ne fait pas exception. Avant le séisme, Haïti comptait 2,3 % de sa population infectée par le virus et 20 000 personnes sous traitement d’antirétroviraux (ARV).

Nous ajoutons notre voix à celles qui réclament, à l’instar d’ONUSIDA, que la question du VIH/SIDA soit prise en compte dans les plans d’urgence qui seront élaborés par les pays donateurs et que la population ait accès aux ARV.

Le 15 décembre dernier, le Secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf, et le Directeur excécutif d’ONUSIDA, Michel Sidibé, signaient un Accord-cadre dont l’objectif ultime est de concerter les efforts des deux organisations dans la lutte contre le VIH/SIDA.
Étonnant ? Non, au contraire, la Francophonie, particulièrement touchée par cette épidémie, lui verse un lourd tribut : pertes démographiques importantes, mobilisation de ressources énormes des systèmes de santé, impacts socio-économiques incalculables, voire dévastateurs, etc.

Rappelons pour mémoire que dans sa dernière livraison, le rapport d’ONUSIDA estime qu’en 2007, l’Afrique subsaharienne, où se situent plusieurs pays de la Francophonie, compte pour 67 % des 33 millions de personnes dans le monde infectées du VIH et pour 75 % des décès liés à la maladie. Idem pour la transmission de la maladie à la naissance, laquelle a pratiquement disparu dans les pays développés, mais infecte toujours 400 000 nouveaux nés en Afrique par année, faute d’accès aux médicaments.

L’Assemblée parlementaire de la Francophonie a organisé son Réseau parlementaire de lutte contre le VIH/SIDA il y a une décennie. À ce jour, le Réseau, qui a tenu une dizaine de réunions, a proposé quatre résolutions à l’Assemblée générale de l’APF, lesquelles ont servi de matériaux de base dans la rédaction de l’Accord-cadre ONUSIDA/OIF. Dans son allocution lors de la signature de l’Accord-cadre, Abdou Diouf a souligné ce travail de précurseur de l’APF et invité tous les opérateurs de la Francophonie à unir leurs efforts et à œuvrer conjointement contre la maladie.

Conformément à la résolution de la dernière Assemblée générale de l’APF, et au souhait exprimé par Abdou Diouf en décembre, le Président de la commission de l’éducation, de la communication et des affaires culturelles, Didier Berberat, demandera l’autorisation au prochain Bureau de l’APF d’amorcer des négociations avec ONUSIDA en vue d’amener l’APF et ONUSIDA à conclure un accord-cadre, lequel pourrait porter sur la formation des parlementaires sur la pandémie, le soutien aux parlementaires dans leur rôle de législateur et de contrôleur des fonds publics, et leur rôle dans la coordination des actions pour accéder aux financements internationaux et dans la création des Fonds locaux et nationaux de lutte contre le SIDA. L’ambition est de proposer un accord-cadre, pour ratification, à la prochaine Assemblée générale de l’APF, à Dakar (Sénégal), en juillet.

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Réunion du réseau SIDA à Yaoundé (2006)

Actuellement, le Réseau se penche plus particulièrement sur la question des droits de l’homme dans la lutte contre le SIDA, l’éducation des filles et des garçons comme mesure de prévention et sur la pénurie (voire l’exode) du personnel médical. Sur ce dernier point, il espère trouver une solution à l’intérieur de la Francophonie.

Le Réseau compte actuellement près d’une quarantaine de membres. Nous lançons un appel à toutes les sections à joindre le mouvement. Si les pays les plus touchés ont le devoir de tout mettre en œuvre pour contrer l’épidémie, les pays riches ont celui de la solidarité. Les objectifs du millénaire eu égard au SIDA seront atteints seulement si tout le monde participe à cet effort collectif.

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