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Solidarité avec le Liban

L’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) a toujours condamné fermement les actes d’agression perpétrés contre toutes les populations civiles, rappelé son exigence que l’indépendance et l’intégrité territoriale du Liban soient respectées, condamné toute agression contre ce pays.

par Bernard Patry, Président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie.

Le peuple libanais est otage. Otage d’une guerre qui, entre juillet et septembre 2006, aura coûté la vie à 1 200 Libanais et entraîné le déplacement de 900 000 personnes. Le peuple libanais est victime d’un conflit qui a vu le bombardement de la ville de Beyrouth et du Liban-Sud, victime des dommages causés aux infrastructures, victime des conséquences économiques du blocus aérien et maritime qui lui a été imposé. Il est prisonnier d’un conflit qui le dépasse.

L’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) a toujours condamné fermement les actes d’agression perpétrés contre toutes les populations civiles, rappelé son exigence que l’indépendance et l’intégrité territoriale du Liban soient respectées, condamné toute agression contre ce pays.

L’APF ne pouvait au mois de novembre qu’exprimer une nouvelle fois son indignation et son horreur après l’attentat dont ont été victimes le ministre de l’industrie libanais, Pierre Gemayel, et un membre de son entourage , souhaiter que ses auteurs soient poursuivis et condamnés, comme ceux de tous les attentats perpétrés depuis octobre 2004, et rappeler qu’elle appuie l’instauration du tribunal spécial à caractère international destiné à juger les auteurs de l’assassinat, le 14 février 2005, de Rafic Hariri, ancien Premier ministre libanais.

Elle ne peut aujourd’hui que s’inquiéter de la crise actuelle qui paralyse les institutions politiques du Liban et de la polarisation du conflit entre la majorité parlementaire, dont est issu le gouvernement de Fouad Siniora, et certaines formations de l’opposition.

Elle appelle dans ce contexte le parlement libanais à relancer le processus de dialogue interrompu le 18 novembre 2006. Elle appelle les autorités libanaises à organiser une élection partielle visant à remplacer le siège laissé vacant suite à l’assassinat du député Pierre Gemayel en application de la constitution libanaise et dans le respect des principes de base de la démocratie et de la protection physique des candidats.
Au nom de l’amitié et de la solidarité qui unissent les pays et les peuples membres de la Francophonie, je tiens aussi à exprimer l’engagement de l’APF à contribuer au retour de la paix et de la stabilité au Liban, condition essentielle à la liberté et à la prospérité de ce peuple qui a subi plus que sa part d’épreuves au cours de sa récente histoire.

L’Assemblée parlementaire de la Francophonie, qui a tenu à ce qu’une jeune libanaise soit présente au Sommet de Bucarest pour témoigner devant les chefs d’Etat et de gouvernements, qui associe à tous ses travaux sa section libanaise, exprime le souhait que le retour au calme politique et au dialogue entre les parties, lui permette de se réunir à Beyrouth, capitale qui, plus que toute autre, demeure le symbole de la diversité culturelle et religieuse.

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