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« Quelle joie pour qui aime le français de constater qu'il vit avec une telle force ailleurs qu'en France. »

Entretien avec Frédéric Verger, finaliste de la 13e édition du Prix des cinq continents de la Francophonie

Tout d’abord, je tenais à vous exprimer les félicitations de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie pour votre sélection en tant que finaliste de la 13ème édition du prix des cinq continents de la Francophonie, avec Feu pour feu, aux éditions Actes Sud. En premier lieu, comment avez-vous accueilli la nouvelle de votre sélection ?
Frédéric Verger : Avec un mélange de fierté, de surprise et de fascination pour la façon dont ceux qui ont choisi mon livre l’avait lu.

Est-ce que le concept de littérature francophone a une réalité pour vous ? Quel est votre rapport à la langue française ?
Frédéric Verger : En ce qui concerne l’expressivité, la beauté de la langue, il n’existe que de la littérature en langue française. Le français est pur là où il est vivant ; dégénère là où il perd son éclat, sa douceur. Toutes les autres considérations, nationales, culturelles, ethniques, etc…n’ont qu’une importance secondaire, anecdotique.

Quelles sont vos sources d’inspiration en littérature ?
Frédéric Verger : La mélancolie, l’ivresse, la musique, la comédie, la misère, la souffrance, la mort.

Enfin, quel serait votre message à délivrer aux parlements francophones ?

Frédéric Verger : Je me permettrais de répéter ce que j’ai écrit dans un article récent de La Revue des Deux Mondes (juillet-Août 2014) consacré à deux livres qui auraient fait de merveilleux prix, La Fête de l’Insignifiance de Milan Kundera et Englebert des collines de Jean Hatzfeld.
« Il existe une émotion particulière, réservée peut-être à ceux qui ont conscience d’aimer le français : Sentir en lisant quelques lignes d’un livre qu’une langue, dans ce qu’elle a de plus vivant, de plus irréductible, n’est pas attachée à un sol, à une race, ni même à une culture, procure une exaltation mystérieuse dont on aurait tort de se priver. Quelle joie pour qui aime le français de constater qu’il vit avec une telle force ailleurs qu’en France-et peut-être plus vif et fort qu’en France-par exemple dans la langue de l’Englebert que nous présente Jean Hatzfeld, si fine, si drue, qu’elle semble sourdre de la source d’où jaillissaient la langue de Montaigne, de Molière, de la source naïve, au sens qu’on donnait au mot jadis, c’est-à-dire qui mêle le naturel et la force, la seule qui vaille, et qui est le français même. »

Lire un extrait : http://www.francophonie.org/Chaque-semaine-un-extrait-d-un-des-45205.html

A noter :
Le 13e Prix des cinq continents de la Francophonie sera remis en marge du XVe Sommet de la Francophonie en novembre 2014 à Dakar (Sénégal).

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