Parlements et Francophonie. Octobre - Novembre 2008. N° 14

Québec

LA TRIBUNE DE LA PRESSE : UNE INSTITUTION AU CŒUR DE L’ASSEMBLEE NATIONALE

Bien que des journalistes rendent compte des débats parlementaires depuis 1792 au Québec, c’est seulement en 1871 que la Tribune de la presse du Parlement de Québec a été reconnue par les autorités parlementaires, à l’initiative du premier président de l’Assemblée nationale M. Joseph-Goderic Blanchet. L’année 2011 a d’ailleurs marqué le 140e anniversaire de cette organisation.
La Tribune de la presse est un organisme sans but lucratif dûment constitué. Elle est dirigée par un conseil qui sélectionne ses membres et recommande leur accréditation au président de l’Assemblée nationale. Ces personnes sont employées par les entreprises de presse et chargées de la recherche, de la production ou de la diffusion d’informations sur les activités de l’Assemblée nationale, du gouvernement et de ses organismes. L’accréditation leur donne droit à certains privilèges, dont une zone réservée dans la salle de l’Assemblée nationale, l’accès aux services de messagerie, aux services de documentation et aux édifices parlementaires.
Les membres de la Tribune sont parfois considérés comme « les yeux et les oreilles de la nation », en tant que prolongement de la presse au Parlement. Les Québécois comprennent que les médias jouent un rôle clé, assurant la transparence des institutions démocratiques et leur imputabilité. En fait, médias et Parlement sont deux institutions étroitement liées et indispensables l’une à l’autre. Les journalistes restent la courroie de transmission entre l’État, la classe politique et les citoyens. Aujourd’hui, ils sont plus de 50 représentants de divers médias du Québec et du Canada à couvrir sur place l’actualité parlementaire. Formée à l’origine de journalistes seulement, la Tribune est composée de chroniqueurs, de réalisateurs, de techniciens et de recherchistes. Au fil des ans, la Tribune de la presse a beaucoup évolué. Les méthodes de travail de ses membres se sont aussi transformées, parallèlement à l’essor des médias et des technologies de l’information.

Le nombre de journalistes et les exigences techniques croissant sans cesse, il a fallu adapter un espace de travail pour les accueillir. Le développement de la colline Parlementaire doit refléter la participation continue et vitale de la presse, tout en répondant aux besoins des députés dans leurs divers secteurs d’activités. Les médias ont essentiellement besoin de disposer de l’infrastructure de communication et de la souplesse nécessaires à leur travail. Les journalistes logent donc dans un des édifices de l’Assemblée nationale, adjacent à l’hôtel du Parlement, dans des locaux aménagés pour eux. Ainsi, les journalistes jouissent d’un accès rapproché, physique et électronique, ce qui facilite certes leur travail.
Parce que la Tribune de la presse constitue un outil essentiel en communication politique, l’Assemblée nationale a mis sur pied un Service aux courriéristes parlementaires. Cette unité est sous la responsabilité de la Direction des communications et offre aux membres de la Tribune des services de documentation, d’information, de recherche, de messagerie, de téléphonie et de liaison avec les divers groupes ou intervenants qui gravitent autour de l’institution (ailes parlementaires, élus, intervenants gouvernementaux ou de la société civile). De plus, elle assure la transmission des documents relatifs aux activités de l’Assemblée nationale, des ministères et de divers autres organismes (transcription de conférences de presse, documents déposés en Chambre ou en commission parlementaire, mémoires des commissions parlementaires, rapports annuels, pochettes de presse, etc.). Le service produit quotidiennement, à l’intention des médias, une feuille des activités prévues à l’Assemblée nationale (résumé des activités à l’Assemblée nationale, mais aussi des ailes parlementaires, des élus, du Conseil exécutif, des cabinets ministériels, des ministères et des organismes dont les activités sont en lien avec les travaux parlementaires).

Au fil des ans, l’Assemblée nationale a aussi mis en place une infrastructure de communication de plus en plus spécialisée pour soutenir et faciliter le travail des parlementaires et améliorer ses canaux d’information vers la population. Ainsi, un procès-verbal est publié chaque jour des travaux, accompagné du Journal des débats. Dans cet esprit, divers services de communication et de télédiffusion permettent aussi aux journalistes d’avoir accès à des documents audiovisuels sur les travaux parlementaires et, conséquemment, de bonifier l’information publique.

LE CANAL ET LE SITE INTERNET DE L’ASSEMBLEE NATIONALE : DEUX OUTILS COMPLEMENTAIRES POUR LA VITALITE DEMOCRATIQUE

Le site Internet : assnat.qc.ca

Parmi l’éventail de moyens de communication développés par l’Assemblée nationale, le site Internet assnat.qc.ca demeure un élément incontournable pour joindre et tenir informés tous les citoyens. En mars 2010, l’Assemblée nationale a mis en ligne un site Internet renouvelé. Convivial, le site se veut davantage le reflet de toute la vie qui anime l’Assemblée nationale, notamment grâce à son calendrier des activités. Avec plus de 68 000 pages d’information et environ 8 000 vidéos, le site constitue une source riche, unique et fiable d’information sur les travaux parlementaires. La mise en place d’une nouvelle zone d’actualités avec photos sur la page d’accueil assure une meilleure diffusion de l’information parlementaire dans un format dynamique et souple. Le carrousel d’images mis à jour régulièrement diffuse des manchettes sur les activités qui ont lieu à l’Assemblée et sur la vie parlementaire et institutionnelle. Avec toutes ces ressources, le citoyen est branché en temps réel sur la vie du Parlement.

Le site assnat.qc.ca favorise aussi la participation en ligne des citoyens aux travaux parlementaires. Il leur permet notamment de commenter un sujet à l’étude par l’Assemblée ou par une commission parlementaire ou de transmettre un mémoire ou une demande d’intervention en commission. De plus, tout citoyen a la possibilité de signer une pétition en ligne.
Le site est aussi une référence sur l’histoire politique. De fait, l’internaute peut remonter dans le temps par la consultation d’une riche banque d’information : des notices biographiques des députés actuels et de tous les parlementaires depuis 1792, une chronologie depuis 1792, diverses données historiques sur le Parlement et le gouvernement, la reconstitution des débats d’avant 1963, certains datant même du début du siècle. En somme, le site Internet constitue une vraie mine d’or de renseignements sur l’histoire. L’Assemblée nationale s’est d’ailleurs engagée à enrichir continuellement son contenu, à mettre à jour le plus rapidement possible les données et plus précisément, à répondre dans les 24 heures ouvrables aux courriels envoyés au webmestre.
Avec son site Internet l’Assemblée nationale veut aussi joindre les jeunes, les étudiants et les enseignants. À ce chapitre, une nouvelle section Espace éducation est présentement en chantier. La population scolaire pourra, d’ici peu, profiter d’une zone de documentation vulgarisée et dynamique, soit de références sur la démocratie, le fonctionnement de l’Assemblée et les députés qui y siègent.
Les spécialistes du gouvernement du Québec ou du secteur privé constituent un groupe d’usagers non négligeable. Qu’il soit juriste ou spécialiste des questions politiques ou de relations intergouvernementales, le visiteur qui s’intéresse aux travaux des commissions parlementaires et à ceux de l’Assemblée y trouvera son compte. Le site Internet de l’Assemblée offre une source d’information fiable et de qualité, notamment sur les projets de loi.
Internet est une des avenues privilégiées par la Direction des communications de l’Assemblée nationale pour faire la promotion et assurer le rayonnement de l’Assemblée nationale. Le site assnat.qc.ca joue d’ailleurs un rôle de complémentarité à la chaîne de télévision de l’Assemblée nationale. Ces deux modes de diffusion sont loin de s’exclure, bien au contraire. La programmation du Canal de l’Assemblée est versée intégralement dans le site Internet. Autant la chaîne de télédiffusion que le site Internet permettent de transmettre aux différents publics cibles de l’information de qualité et facilement accessible sur les travaux parlementaires.