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La section du Burkina Faso

Qui a oublié qu’en 2004 c’est à Ouagadougou que s’est déroulé le Xème Sommet de la Francophonie ? On connait moins bien le rôle central de la section burkinabé de l’APF.

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Roch Marc Christian Kaboré, Président de l’Assemblée nationale, Président de la section et Vice-président de l’APF.

C’est en 1974 que l’Assemblée du Burkina Faso (anciennement Haute-Volta) a commencé à participer aux travaux de l’Association internationale des parlementaires de langue française (AIPLF) en qualité d’observateur. Elle n’aura dès lors de cesse de lui marquer un intérêt toujours croissant : après les élections législatives d’avril 1978, son premier Vice-président, Modou Sere, participait aux travaux de la 9e Assemblée générale de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, son Président, Gérard Kango Ouedraogo, à ceux de la 10e. Au cours de cette même Session, la désignation d’un membre de l’Assemblée nationale burkinabé (Augustin Wininga, député) comme rapporteur de la Commission chargée des rapports avec l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT), affirmait clairement sa volonté d’adhérer à la francophonie parlementaire.


Histoire d’une adhésion

Cette adhésion de fait se voyait officialisée par un scrutin solennel le 18 décembre 1978. C’est donc à cette date que l’Assemblée nationale de la Haute-Volta s’est véritablement structurée en section, dotée de ses propres statuts et réglement intérieur.

Après 12 ans de rupture de la tradition parlementaire, le Burkina Faso a renoué avec la démocratie pluraliste et représentative. C’est par un nouveau vote le 6 décembre 1992 qu’elle a de nouveau publiquement souhaité adhérer à la francophonie parlementaire. La section brille par la qualité de sa participation. Le crédit dont elle jouit a permis à plusieurs personnalités de recevoir la décoration de l’Ordre de la Pléiade, Ordre de la francophonie et du Dialogue des cultures.

C’est le même crédit qui peut expliquer que le Burkina Faso se soit vu attribuer une Vice-présidence depuis 1992. Assurée à l’origine par le Dr Bongnessan Arsène Yé, Président de l’Assemblée des députés du peuple, elle l’est aujourd’hui par Roch Marc Christian Kaboré, Président de l’Assemblée nationale.

Une présence permanente

Outre Roch Marc Christian Kaboré, des personnalités burkinabé occupent des fonctions importantes au sein de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie. Citons notamment le Dr Bongnessan Arsène Yé, qui participe à de nombreuses missions dans le cadre de la francophonie et est le rapporteur de la Commission politique de l’APF sur les pays en situation de crise politique. Citons également Viviane Campaoré, première Présidente du Réseau des femmes parlementaires et Mahama Sawadogo, Vice-président de la Commission de la coopération et du développement. Ils prennent régulièrement part à des missions parlementaires d’information et d’observation des élections..

Ouagadougou est l’hôte de nombreuses manifestations francophones. Outre le Xe Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la francophonie en 2004, on citera notamment le séminaire du Réseau des femmes parlementaires de l’APF en 2003, la XIVème Assemblée régionale Afrique de l’APF en 2006 et la Vème réunion du réseau parlementaire de lutte contre le VIH/SIDA également en 2006.

Ouagadougou affirme ainsi clairement sa vocation à être une des capitales de la Francophonie parlementaire.


NORIA au Burkina Faso

Au titre de la coopération, l’Assemblée nationale a bénéficié du soutien de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie à travers le programme de restructuration des services documentaires des parlements du Sud (PARDOC). Ce programme mis en oeuvre entre 1992 et 2001 se proposait de favoriser la collecte, le traitement et la mise à disposition des documents dans certaines assemblées.

Elle a également bénéficié d’une convention de coopération signée le 4 septembre 1996, pour l’installation d’un service de compte rendu parlementaire (équipement et achat de matériel, formation et divers). L’Assemblée nationale a aussi bénéficié dès l’an 2000, du programme « inforoutes de l’APF » dont l’objectif principal est d’aider les Assemblées bénéficiaires à la création de leur site internet, de mettre à disposition des adresses électroniques et d’assurer des formations à l’utilisation de ces nouveaux outils.

Aujourd’hui, l’Assemblée nationale du Burkina Faso bénéficie pour une durée de quatre ans (2004-2007)du programme Noria de l’APF. Ce programme actuellement en cours d’exécution est mis en oeuvre en deux phases :
- une première phase de réalisations en 2004 (câblage du réseau informatique, fourniture d’équipements informatique) et en 2005 (point d’accès collectif à Internet, mise en place du site web) ;
- une seconde phase de dynamisation du site web par son hébergement en interne et la création d’un Intranet, de mise en œuvre de travail collaboratif dans le processus de traitement de l’information législative par l’installation du réseau informatique et des serveurs acquis dans la première phase et de la formation des fonctionnaires parlementaires intervenant dans le champ d’application du projet.

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