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La Session 2011 de l'APF à Kinshasa (RD Congo)

Le chef de l’Etat de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange a procédé à l’inauguration de cette 37e session en saluant tout particulièrement la présence du secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf. Le chef de l’État a ensuite évoqué la thématique de cette session, « Paix, démocratie, élections », en soulignant l’interdépendance des notions mises en avant par l’APF.

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Les participants à la 37e session de l’APF (2011 Kinshasa)

La cérémonie d’ouverture a également été marquée par la présence du président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo et par celle du président de l’Assemblée nationale, Evariste Boshab, qui a souhaité la bienvenue aux parlementaires au nom du parlement congolais. Evariste Boshab a également mis l’accent sur le destin commun des parlements francophones, réitérant son attachement à la promotion de la démocratie ainsi que de la langue française au sein de cet espace. A la suite d’Abdou Diouf, le président de l’APF, Jacques Chagnon, président de l’Assemblée nationale du Québec, a rappelé l’importance de la République démocratique du Congo pour la Francophonie, pays essentiel avec ses 60 millions de francophones. Jacques Chagnon a ensuite chaleureusement remercié la section congolaise de son accueil et assuré les représentants de la République démocratique du Congo du soutien de la Francophonie.

Après avoir présenté son rapport d’activité, le secrétaire général de la Francophonie s’est prêté à la traditionnelle séance de questions avec les parlementaires, abordant des thèmes aussi divers que la constitution de fichiers d’état civil, les printemps arabes, la création d’un référentiel commun relatif à la formation agronomique, la prévention et la réaction rapide en situation de crise ou encore la responsabilité sociétale des entreprises et la prévention et l’accès aux soins des victimes du VIH.

La première réunion de cette session a été celle du Réseau des femmes parlementaires qui avait pour thème principal l’élimination de toutes les formes de discriminations et de violences à l’égard des femmes. Lui ont succédé les jours suivants les réunions de la Commission des affaires parlementaires, de la Commission de la coopération et du développement, de la Commission de l’éducation, de la communication et des affaires culturelles, ainsi que de la Commission politique. Ces différentes réunions font l’objet d’articles spécifiques au sein de ce numéro de Parlements et Francophonie.

La session plénière proprement dite a débuté le jeudi 7 juillet après-midi. Elle a notamment permis d’entendre le rapport du secrétaire général parlementaire Jacques Legendre et d’adopter une vingtaine de résolutions. Face à la situation dramatique en Syrie et condamnant fermement les atteintes intolérables aux droits de l’homme du régime syrien, les parlementaires ont conclu au non-respect des principes consignés dans la Déclaration de Bamako et celle de Saint-Boniface, et ont, de ce fait, suspendu la section syrienne. L’Assemblée a par ailleurs accueilli un nouveau membre, le parlement grec, a attribué le statut d’observateur au forum des francophones du Parlement européen et a levé la suspension de la section du Niger.

Le débat général, introduit par le président Evariste Boshab, a donné lieu à une trentaine d’interventions qui, tout en mettant en lumière la diversité des approches, ont souligné l’importance du développement économique dans le processus démocratique.

La clôture de la séance plénière a été marquée par l’élection de Roch Marc Christian Kaboré, président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, au poste de président de l’APF pour deux ans. Jacques Legendre a également été reconduit au poste de secrétaire général parlementaire et Andrée Champagne, sénatrice canadienne, a été élue première vice-présidente de l’APF.

NOUVEAU : changements des modalités d’organisation du débat général

Les modalités d’organisation traditionnelles du débat général durant les sessions ayant fait l’objet de critiques depuis de nombreuses années au sein de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, le secrétariat général et la section de la République démocratique du Congo ont mis en place pour la première fois de nouvelles modalités reposant sur les principes suivants :

  • introduction du débat par une intervention unique ;
  • subdivision du thème général en plusieurs sous-thèmes ;
  • limitation de la durée des interventions (4 minutes) ;
  • affichage du temps de parole par un dispositif visible par tous les participants ;
  • réservation d’une période aux interventions spontanées des sections.

Grâce notamment à un strict respect des temps de parole, ces modifications ont permis, de l’avis général, de rendre le débat plus vivant et plus intéressant qu’à l’ordinaire tout en conservant une participation importante des sections qui ont parfaitement joué le jeu. Au total on a compté, outre les deux interventions du président de la section hôte (introduction et conclusion), 26 interventions de 19 sections différentes (14 à l’occasion des sous-thèmes et 12 au titre des interventions spontanées). Comme l’a annoncé le président de l’APF, Roch Marc Christian Kaboré dans son discours d’investiture, la réflexion se poursuit sur les moyens d’améliorer encore ce dispositif et un prochain Bureau pourrait être amené à en débattre.

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