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L'événement : 400e anniversaire de Québec

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En cette année 2008, le monde francophone a rendez-vous à Québec pour célébrer le 400e anniversaire de sa fondation. Pour marquer toute la portée symbolique de cet événement, l’Assemblée nationale du Québec accueillera, du 5 au 7 juillet, la XXXIVe Session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie.

C’est la première fois que la Session de l’APF se tient dans la même ville que le Sommet de la Francophonie, prévu du 17 au 19 octobre 2008. En outre, la section du Québec de l’APF sera l’hôte de la XXIVe Session de l‘Assemblée régionale Amérique, les 1er et 2 juillet 2008.

Enfin, l’Assemblée nationale du Québec convie les Présidents d’Assemblées parlementaires de la Francophonie à se réunir en Conférence le 4 juillet 2008, sur le thème « Les Présidents d’assemblées législatives et le renforcement de la démocratie parlementaire ».

Michel Bissonnet, Président de l’Assemblée nationale du Québec et Premier vice-président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, nous en parle.

L’année 2008 est une année importante pour la ville de Québec puisqu’elle célèbre le 400e anniversaire de sa fondation. Quelle importance accordez-vous à cette commémoration ?


Michel Bissonnet
 : En effet, la ville de Québec sera cette année le centre névralgique de plusieurs événements et rendez-vous internationaux, alors que nous célébrons le 400e anniversaire de la fondation par Samuel de Champlain du premier établissement francophone permanent en Amérique. Ce sera l’occasion, pour tous les francophones d’Amérique, de célébrer quatre siècles de présence sur le territoire et la fierté d’un peuple qui a su préserver son héritage.

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Michel Bissonnet, Président de l’Assemblée nationale du Québec et Premier vice-président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie

Québec est l’hôte cette année de la XXXIVe Session de l’APF, ainsi que du XIIe Sommet de la Francophonie. Que représente la Francophonie pour l’Assemblée nationale du Québec ?

Michel Bissonnet : La tenue de la XXXIVe Session de l’APF et du XIIe Sommet de la Francophonie à Québec en 2008 n’est évidemment pas fortuite. Nous croyons que notre capitale est un lieu tout désigné pour mettre en valeur les grands objectifs de la Francophonie, notamment le dialogue entre les cultures et le rapprochement entre les peuples. Dans le contexte de la mondialisation, la langue française est sans conteste pour les Québécois un puissant outil de communication et d’échange. À l’Assemblée nationale, cet intérêt se manifeste par une participation active à l’APF. Notre section est membre depuis 1975. Nous sommes membre du Bureau et nous sommes très dynamiques au sein des commissions et du Réseau des femmes parlementaires.

La section du Québec est membre du Bureau de l’APF depuis 1975. Pouvez-vous nous entretenir du rôle de cette organisation interparlementaire ?

Michel Bissonnet : Avec son statut d’Assemblée consultative de la Francophonie, l’APF doit porter les intérêts et les aspirations des peuples francophones auprès des instances exécutives de la Francophonie. C’est notamment dans cette optique qu’il a été convenu que le débat général de l’Assemblée plénière de l’APF porte sur l’environnement et le développement des sociétés, un thème qui sera abordé lors du Sommet de Québec. La déclaration finale issue de ce débat sera transmise aux chefs d’État et de gouvernement réunis lors du Sommet. L’APF devra s’assurer de la prise en compte de ses positions par les chefs d’État et de gouvernement de la Francophonie.

En tant que Premier vice-président de l’APF, comment entrevoyez-vous l’avenir de l’organisation ? Quels seront les principaux défis auxquels elle devra faire face ?

Michel Bissonnet : À mon avis, l’APF doit continuer d’affirmer son statut auprès des instances de la Francophonie. Elle doit poursuivre son action et veiller à ce que sa participation aux Sommets reflète pleinement son rôle politique. De même, par définition, je pense que les parlementaires francophones doivent faire un suivi rigoureux des engagements pris par les chefs d’État et de gouvernement.

Ces engagements doivent se traduire par la réalisation conséquente des programmes par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et par les opérateurs. Cet exercice renforcera la légitimité des institutions de la Francophonie.

L’APF doit également poursuivre sa mission de vigie de la démocratie. Elle le fait par le moyen de prises de position sur les situations de crise politique et par ses programmes de coopération. L’avenir de la démocratie est lié au bon déroulement d’élections, à l’existence d’institutions solides et à la mise en œuvre de procédures parlementaires reconnues. Dans un contexte de rationalisation, l’APF devra défendre âprement les programmes de coopération qu’elle met en œuvre.

Dans l’esprit de la Déclaration de Bamako et des grands objectifs de la communauté internationale, le Réseau des femmes parlementaires doit déployer et diversifier son action. Comme vous le savez, il y a un consensus sur le fait qu’il ne peut y avoir de véritable démocratie ni de développement durable sans la participation pleine et entière des femmes à la vie politique, économique, sociale et culturelle. Le rayonnement de notre Réseau, son action politique et la réalisation de ses programmes de coopération rejailliront sur la crédibilité et la légitimité de notre Assemblée.

L’APF, qui a joué un rôle de précurseur dans l’élaboration et l’adoption de la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, doit maintenir la mobilisation des parlementaires en vue de ratifier et de mettre en œuvre la Convention. Je crois qu’il revient aux parlementaires de s’assurer que les États faisant parties de la Convention mettent en œuvre les engagements en faveur des politiques culturelles.

Dans un autre registre, les parlementaires doivent suivre les négociations commerciales internationales et réclamer des échanges commerciaux équitables qui ont des impacts directs sur la vie des populations francophones.

Nos concitoyens nous pressent de nous saisir de préoccupations qui les affectent de plein fouet et nous avons le devoir d’intervenir en leur faveur. Je pense ici à la crise alimentaire qui afflige de nombreux pays francophones, à la condition précaire de notre environnement et à la protection des droits et libertés dans le contexte de la lutte contre le terrorisme. Ce sont là quelques sujets qui s’imposent de manière impérieuse, sur lesquels notre Assemblée devra se consacrer dans les mois et les années à venir.

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