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L’éducation au développement durable : pour une pratique de la citoyenneté active des le plus jeune age

Résumé des débats tenus lors de la réunion de la Commission de l’éducation, de la communication et des affaires culturelles les 29 et 31 mars 2012 à Bruxelles (Belgique). Ces débats étaient dirigés par M. Yves Reinkin, vice-président de la CECAC, député (Belgique/Communauté française/Wallonie-Bruxelles).

Un grand nombre de parlementaires et d’experts ont débattu de la mise en place d’une éducation au développement durable lors de la dernière réunion de la CECAC, enrichissant ainsi ce rapport qui pose une importante question : « Quels enfants voulons-nous laisser à notre planète ? ».

L’UNESCO définit l’Education au Développement Durable (EDD) comme un concept dynamique reposant sur une conception nouvelle de l’éducation, capable de rendre les individus de tout âge suffisamment responsables pour assumer par eux-mêmes un avenir viable et agréable. Intégrer cette notion dans le système scolaire nécessite donc une nouvelle approche pédagogique et l’adhésion de toutes les strates du système.

Englobant éducation, environnement, santé, égalité des chances, citoyenneté, interculturalité et développement, l’éducation au développement durable offre une approche globale de la société.

Toutefois, cette approche demande un changement de posture de la part du personnel enseignant, lequel nécessite un accompagnement par la profession et la formation continue. La mise en place d’une éducation au développement durable doit non seulement être le fait de l’école, mais également de l’ensemble des structures sociales. Elle relève de la volonté politique et requiert le développement de réponses sur le terrain, et à ce titre, nécessite la coopération de tous.

Mme Maryse Clary, spécialiste en éducation à l’environnement, a été auditionnée par la CECAC pour tenter de mieux cerner les enjeux de cette nouvelle approche. Prenant exemple sur une expérience menée avec le Groupe de recherche en éducation et formation de l’Université de Liège dans le cadre du projet Arpège (le programme régional de promotion à une éducation pour la gestion de l’environnement) dans quatre pays (les Comores, les Seychelles, Madagascar et Maurice), elle souligne que les projets développés correspondaient aux besoins locaux et faisaient appel aux expertises locales (traditionnelles, académiques, scientifiques). Les élèves se sont ainsi préoccupés de malnutrition, de gestion des déchets, de gaspillage d’énergie, de conflits dans l’occupation de l’espace, etc. Par la suite, notamment à Maurice, chaque établissement scolaire a été mis en réseau avec d’autres établissements scolaires pour assurer la démultiplication de l’expérience. Cette démarche a notamment permis, selon elle, de ne pas limiter l’apprentissage des élèves aux murs de l’école mais bien de créer une interaction avec l’ensemble des partenaires sociaux.

Sur le plan législatif, les pays disposent de législations en matière d’environnement, de stratégie nationale, de loi sur l’éducation ouvrant la voie à l’EDD ou de loi spécifique votée à cet effet. Toutefois, de nombreuses contraintes existent à l’heure de mettre en place une véritable EDD et notamment le manque de moyens. Face à ce constat, M. Yves Reinkin, député belge a ouvert le débat sur les objectifs parlementaires à atteindre au sein même de l’APF pour permettre à l’EDD de trouver sa place dans l’espace francophone. Il a tout d’abord mis l’accent sur le travail de partage d’expériences législatives entre les différents pays de l’APF ayant vocation à être diffusé sur le site internet de l’APF. Mais M. Reinkin a également évoqué la mise en place d’un projet mobilisateur désirant créer un mouvement d’écoles en développement durable de la Francophonie où des jeunes des différents continents pourraient se rencontrer et échanger sur ce thème capital pour le futur de notre planète.

Les autres sujets traités par la CECAC ont été le rapport d’Henriette Martinez, députée (France) sur la compatibilité de la Francophonie économique et culturelle (voir le numéro spécial Forum mondial de la langue française), le rapport du sénateur Joël Bourdin (France) sur la propriété intellectuelle, et les actions initiées par l’APF en suivi de la Conférence interparlementaire sur la diversité des expressions culturelles tenues à Québec.

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