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L'édito du président

par M. Roch Marc Christian Kaboré, président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso

Fort de la confiance que m’ont manifestée les parlementaires francophones en me confiant la destinée de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, j’entends consacrer, dans les deux prochaines années, tous mes efforts et mon énergie pour affirmer le rôle politique et la place de notre organisation commune dans l’espace francophone et dans les organisations régionales et internationales. Il s’agira aussi de développer son activité de soutien aux Parlements notamment en renforçant ses liens avec nos partenaires.

Au cours de ce mandat, je souhaite plus particulièrement mettre l’accent sur trois points.

Tout d’abord, il convient d’affirmer fortement le rôle politique de l’APF car je considère que, même si elle a une vocation consultative, il est important que les autorités de la Francophonie et nos gouvernements prennent réellement en compte les résolutions des représentants des peuples francophones.

Ensuite, faire développer davantage les différents programmes de l’APF visant à soutenir nos Parlements qu’il s’agisse des séminaires parlementaires, récemment modernisés avec la mise en place de séminaires spécialisés, des programmes jeunesse, sur lesquels le Bureau et la Commission des affaires parlementaires ont engagé une réflexion importante ou du programme Noria, dont l’efficacité n’est plus à démontrer. Je n’oublie pas les programmes visant à diffuser plus largement la langue française dans les parlements ni les actions en direction des fonctionnaires parlementaires par le biais, notamment, du séminaire avec l’Université Senghor qui se tiendra à Ouagadougou au printemps prochain.

Enfin, le prochain Bureau de Phnom Penh poursuivra la réflexion sur la modernisation de l’organisation de nos sessions engagée à Kinshasa en juillet dernier.

Pour exister mieux, et être plus performante encore au regard de la charge de travail croissante et des ambitions légitimes qui sont les nôtres, notre assemblée doit savoir moderniser ses méthodes de travail. Je mènerai cette mutation en étroite collaboration avec le secrétaire général parlementaire et l’ensemble des membres du Bureau de notre organisation.

Dans cette période marquée à la fois d’incertitudes, d’inquiétudes mais aussi d’espoirs, il est indispensable que l’Assemblée consultative de la Francophonie joue pleinement son rôle. Il nous revient notamment, à nous qui nous sommes réjouis à juste titre des progrès démocratiques enregistrés au Moyen-Orient, au Niger, en Guinée et en Côte d’Ivoire, de soutenir les parlements des pays actuellement en sortie de crise.

Nous devons le faire au nom des principes qui sont les nôtres – paix, démocratie, diversité culturelle et droits de l’homme - et en ayant comme principale préoccupation la satisfaction des aspirations et des besoins des peuples que nous représentons. En effet, assurer le bonheur des peuples est pour tout système démocratique à la fois une exigence et une condition de sa pérennité.

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