Coopération

L’Environnement et le Développement durable

(Par Alain Edouard TRAORE)

INTRODUCTION

Humaniser le développement, le rendre moins prédateur et moins destructeur de la nature dont il faut préserver les équilibres entre le présent et l’avenir, le rendre équitablement plus accessible à tous dans le monde, voila le contenu général du développement durable. C’est un processus exigeant de nouvelles visions et approches du développement et du bien être humain. Qu’en est-il ?

I. LE PROBLEME ENVIRONNEMENT

1972 (16 juin) : une conférence des Nations unies sur l’environnement humain à Stockholm expose notamment l’éco développement, les interactions entre écologie et économie, le développement des pays du Sud et du Nord.

1980 L’Union internationale pour la conservation de la nature publie un rapport intitulé « stratégie mondiale de la conservation » où apparaît pour la première la notion de développement durable.
Découverte de l’existence de pollutions dépassant les frontières et de l’existence de dérèglements globaux ("trou" dans la couche d’ozone, pluies acides, désertification, effet de serre, déforestation...)

1987 (avril) : Une définition du développement durable est proposée par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement (Rapport Brundtland). Rapport "Notre avenir à tous" de la commission mondiale sur l’environnement et le développement "BRUNDTLAND" (du nom de madame Gro Harlem Brundtland) qui consacre le terme de développement durable : " Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. "

1992 (3 au 14 juin) : le Sommet de Rio consacre le terme et le concept commence à être largement médiatisé devant le grand public. Adoption de la convention de Rio.

Les Nations Unies se sont ainsi engagées à établir un plan d’actions mondial pour le développement durable au 21e siècle : le concept d’ "Agenda 21" est né.

A l’échelle de son territoire, chaque collectivité est invitée à réfléchir à sa participation à cette démarche, en s’engageant dans l’élaboration d’un "Agenda 21 local", concrétisant le principe "Penser global - Agir local". L’Agenda 21 local est une démarche visant à élaborer un programme d’actions concrètes pour le développement durable d’un territoire : développement économique compatible avec la préservation des ressources naturelles et un progrès social partagé par tous.
« Le développement durable, facteur de croissance économique et d’emplois, serait une véritable "économie verte", basée sur l’économie sociale et solidaire, l’éco-conception, le biodégradable, le bio, la dématérialisation, le réemploi-réparation-recyclage, les énergies renouvelables, le commerce équitable, la relocalisation ».

II. L’APPROCHE DEVELOPPEMENT DURABLE

2.1. Les 3 piliers : un développement économique et social respectueux de l’environnement

L’objectif du développement durable est de définir des schémas viables et conciliant les trois aspects économique, social, et environnemental des activités humaines ; « trois piliers » à prendre en compte, par les collectivités comme par les entreprises et les individus :
• Économique : performance financière « classique », mais aussi capacité à contribuer au développement économique de la zone d’implantation de l’entreprise et à celui de tous échelons ;
• Social : conséquences sociales de l’activité de l’entreprise au niveau de tous ses échelons : employés (conditions de travail, niveau de rémunération…), fournisseurs, clients, communautés locales et société en général ;
• Environnemental : compatibilité entre l’activité sociale de l’entreprise et le maintien de la biodiversité et des écosystèmes. Il comprend une analyse des impacts du développement social des entreprises et de leurs produits en termes de flux, de consommation de ressources, difficilement ou lentement renouvelables, ainsi qu’en terme de production de déchets et d’émissions polluantes… Ce dernier pilier étant nécessaire aux deux autres.

2.2. Indicateurs concrets : Équité entre nations, individus et générations
Pour les uns, le concept de développement durable est assez clair pour être opérationnel. D’autres le voient comme une panacée et un catalogue de bonnes intentions qui devraient permettre tout à la fois, sans trop préciser comment, de combiner un ensemble d’exigences :
- La satisfaction des besoins essentiels des communautés humaines présentes et futures, en rapport avec les contraintes démographiques :

  • développement humain ;
  • accès à l’eau potable ;
  • lutte contre la faim ou la malnutrition, sécurité alimentaire ou souveraineté alimentaire ;
  • accès à l’éducation ;
  • accès à la santé ;
  • accès pour tous à l’emploi.

- L’amélioration de la qualité de vie :

  • accès aux soins médicaux ;
  • accès aux services sociaux ;
  • accès à un logement de qualité ;
  • accès à la culture
  • bien-être social.

- Le respect des droits et des libertés de la personne :

  • la participation, pour l’ensemble des groupes de la société, aux différents processus de prise de décision ;
  • statut des femmes ;(importance du rôle de la femme dans la société)
  • l’intégration sociale et professionnelle des personnes handicapées ;
  • liberté de la presse ;
  • résolution des conflits ;
  • liberté d’expression.

- Le renforcement de nouvelles formes d’énergies renouvelables :

  • énergie éolienne ;
  • énergie solaire ;
  • géothermie ;
  • biomasse ; etc.

2.3. Gouvernance et responsabilités

Aux trois piliers s’ajoute un enjeu transversal, indispensable à la définition et la mise en oeuvre de politiques et d’actions relatives au développement durable : la gouvernance. La gouvernance consiste en la participation de tous les acteurs (citoyens, entreprises, associations, élus...) au processus de décision. La gouvernance est une forme de démocratie participative.
On peut considérer que les objectifs se partagent entre trois grandes catégories :
- Ceux qui sont à traiter à l’échelle de la planète : rapports entre nations, individus, générations ;
- Ceux qui relèvent des autorités publiques dans chaque grande zone économique (Union européenne, Amérique latine, Asie…), à travers les réseaux territoriaux par exemple ;
- Ceux qui relèvent de la responsabilité des entreprises.

Le développement durable, associé à la notion de bonne gouvernance, n’est pas un état statique d’harmonie mais un processus de transformation dans lequel l’exploitation des ressources, le choix des investissements, l’orientation des changements technologiques et institutionnels sont rendus cohérents avec l’avenir comme avec les besoins du présent.

Responsabilité sociale des entreprises

Pour le respect d’objectifs de développement durable par les entreprises, spécifiquement on parle de responsabilité sociale des entreprises (corporate social responsability) ou parfois plus précisément responsabilité sociétale des entreprises, puisque le volet de responsabilité ne correspond pas uniquement au "volet social". La responsabilité sociale des entreprises est un concept par lequel les entreprises intègrent les préoccupations sociales, environnementales, voire de bonne gouvernance ou gouvernement dans leurs activités et dans leur interaction avec leurs parties prenantes sur une base volontaire. Il y a en effet, jusqu’à présent, peu d’obligations législatives, de contraintes ou de pénalités : à citer cependant en France, une loi relative aux nouvelles régulations économiques qui oblige les entreprises cotées en bourse à inclure dans leur rapport annuel une série d’informations relatives aux conséquences sociales et environnementales de leurs activités.

Efficacité économique

Elle vise à favoriser une gestion optimale des ressources humaines, naturelles et financières, afin de permettre la satisfaction des besoins des communautés humaines, et ce, notamment, par la responsabilisation des entreprises et des consommateurs au regard des biens et des services qu’ils produisent et utilisent ainsi que par l’adoption de politiques gouvernementales appropriées (principe du pollueur/payeur (Pigou), internalisation des coûts environnementaux et sociaux, éco-fiscalité, etc.).
- eau
- production énergétique
- agriculture durable
- transport
- communication
- inégalités
- pauvreté
- corruption
- solidarité
- économie
- Taxe carbone
- écoconception, écoconstruction
- commerce équitable
- consommation responsable
- tourisme et développement solidaire

CONCLUSION

La notion du DD nous donne l’opportunité d’une approche plus concertée, plus équilibré plus équitable et plus naturelle dans l’action de l’Etre humain pour son épanouissement.

C’est une option, à la fois locale et globale, à la fois présente et future. Elle engage une responsabilité plus grande et plus globale, de l’Etre face à son devenir.

C’est un processus pour poser les vrais problèmes d’équilibres, d’équité et de justice des politiques et orientations du développement.


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