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L’APF en actions. L'édito ...

par Guy Nzouba-Ndama, Président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, Président de l’Assemblée nationale (Gabon)

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Dans la période séparant son bureau de New-York et sa prochaine Session à Paris, l’Assemblée parlementaire de la Francophonie a connu une intense activité.

Tout d’abord, ses quatre commissions permanentes ont tenu leurs réunions intersessionnelles et je tiens ici à féliciter leurs Présidents et leurs membres pour la richesse et la qualité des débats qui ont permis d’aborder de nombreuses et importantes questions. Nos commissions font preuve d’un dynamisme remarquable et n’hésitent pas à aborder des sujets souvent nouveaux pour notre Assemblée mais essentiels pour le mouvement francophone international. La liberté de la presse, les défis et priorités de l’éducation dans les pays francophones, la sécurisation des titres fonciers me paraissent être autant d’exemples significatifs de cette heureuse tendance.

Deux autres évènements importants méritent d’être soulignés. En premier lieu, le Réseau parlementaire VIH/SIDA a tenu à Bamako une réunion importante qui marque un nouveau départ pour cette structure en charge d’un problème capital. Les résolutions adoptées à cette occasion, et qui ont été reprises par la commission de l’éducation, de la communication et des affaires culturelles, mériteront d’être examinées avec une grande attention lors de notre Session. En second lieu, le Réseau des femmes parlementaires a organisé un séminaire à Kinshasa (République démocratique du Congo) durant lequel, outre le traditionnel suivi de la Convention des Nations-Unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, a été abordée la question du rôle des femmes parlementaires dans la résolution des conflits qui a permis un échange de vues et d’expériences particulièrement riche entre les parlementaires de la RDC, leurs collègues venus de plusieurs pays limitrophes et d’autres régions de l’APF et des intervenants de haut-niveau représentant plusieurs importantes organisations comme l’OIF, l’Union africaine, l’Union européenne ou encore l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe.

Cette réunion organisée en RDC est une nouvelle preuve de la volonté de notre Assemblée d’accompagner les parlements des pays en sortie de crise. Je tiens à souligner tout particulièrement ce point car il constitue une spécificité forte de notre organisation à laquelle je suis particulièrement attaché : si nous devons continuer à nous montrer intransigeants avec le respect des règles démocratiques, et les récentes suspensions de nos sections mauritanienne, guinéenne et malgache montrent notre vigilance dans ce domaine, nous devons également tout mettre en œuvre pour aider et contribuer au rétablissement de ces règles.

Notre Assemblée a également continué ses travaux sur la détermination de critères permettant d’évaluer la réalité démocratique des Parlements. Deux séminaires, organisés conjointement avec le Programme des Nations-Unies pour le développement avant les réunions de la commission des affaires parlementaires et de la commission politique à Fribourg et à Luang-Prabang, ont permis d’enrichir notre réflexion et de préparer les débats des commissions qui ont été particulièrement nourris. Nous sommes maintenant en possession d’un projet de texte sur lequel existe un large accord entre nos deux commissions. Quelques sujets n’ont pu faire l’objet d’un accord sur lesquels nous devrons, après une nouvelle consultation de nos sections, nous prononcer lors de notre Session.

Cette Session aura comme thème principal « Crise financière, lutte contre la pauvreté et développement ». Ce choix était naturel car les perturbations actuelles du système économique mondial représentent un enjeu majeur tant pour les populations, touchées à des degrés divers suivant les pays, par les conséquences de la crise que pour les institutions démocratiques. L’histoire prouve en effet que les périodes de troubles peuvent mettre ces dernières en difficulté. Relais naturel des préoccupations des peuples de la Francophonie et ayant mis la promotion de la démocratie et des droits de l’homme au cœur de ses activités, notre Assemblée ne pouvait donc que débattre de cette question et s’efforcer d’apporter sa contribution à la recherche d’un nouvel équilibre mondial plus juste, plus solidaire et plus fraternel.

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