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France

La question de l’existence d’une diplomatie parlementaire, qui réunit autant de partisans que d’adversaires, n’est pas des plus simple et ne semble toujours pas réglée.

Si l’on retient une définition traditionnelle de la diplomatie, telle que « branche de la politique qui concerne les relations entre les Etats : représentation des intérêts d’un gouvernement à l’étranger, administration des affaires internationales, direction et exécution des négociations entre Etats. » (dic. Petit Robert), il apparaît à l’évidence qu’elle ne saurait concerner les relations parlementaires internationales.

Mais si à l’inverse on observe l’intensité et la multiplication des échanges internationaux entre parlements, la diversité des sujets traités, la collaboration de plus en plus marquée entre les parlements et les diplomates, la présence de plus en plus visible des parlementaires aux cotés des chefs d’Etat ou de Gouvernement dans leur déplacements à l’étranger, on ne peut ignorer l’existence d’une face parlementaire de la diplomatie.

Il est, par ailleurs, suffisamment d’exemples avérés de missions diplomatiques délicates confiées à des parlementaires pour se convaincre que l’action de parlementer ne leur pas étrangère.

Sans chercher le moins du monde à empiéter sur un domaine régalien jalousement défendu, la capacité nouvelle des parlements à nouer des relations entre eux pour traiter de tous les sujets qui sont de leur compétence ne peut qu’enrichir et développer les contenus habituels de la diplomatie traditionnelle. En un mot, si la diplomatie parlementaire n’est pas encore une discipline à part entière, elle prend entièrement part à la diplomatie entre Etats.