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Editorial : la RDC accueille la 37ème Session de l’APF

par Evariste BOSHAB, président de l’Assemblée nationale de la RDC, président de la Section congolaise de l’APF

La République démocratique du Congo, par l’enthousiasme de sa passion
aux valeurs de notre communauté de destin, est heureuse d’abriter,
sur son sol, les assisses de la 37ème Session de l’APF.
C’est avec un intérêt renouvelé que nous partageons la pertinence de la thématique
qui y est proposée cette année autour de la problématique imbriquée de la
gouvernance démocratique, des élections et de la paix.

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Evariste BOSHAB, président de l’Assemblée nationale de la RDC, président de la Section congolaise de l’APF

Face à un monde en éternelle et vertigineuse mutation, avec tout ce que cela peut
comporter comme conséquences, il nous est impératif de faire entendre notre voix
collective afin d’assurer la défense des valeurs qui sont les nôtres.

Conscients des défis qui nous attendent sur le long et tortueux chemin de la paix,
nos peuples inscrivent leur espérance dans la grande sagesse de notre organisation
commune, pour donner sens à notre destin commun. Il est fort à parier que de ces
assises sortira, sans nul doute, le meilleur cru de réflexions stratégiques incitatives
à une meilleure gouvernance des procédures électives dans les différents pays
appelés à renouveler leurs cadres politiques. C’est, nous semble-t-il, la possibilité
idoine de récuser l’absence d’un réel projet démocratique, d’une pensée valide
de la démocratie capable de se muer en une véritable réponse au déficit de projet
politique alternatif et à l’irrépressible désir d’imposer le monodémocratisme
comme mode privilégié de gestion des sociétés humaines.

Il sied d’épingler également l’émergence d’une culture de l’émeute sanglante qui,
à l’occasion, tourne facilement à des conflits interethniques, cette plaie de nos
sociétés parfois antidémocratiques.
Nous avons toutes les chances de croire que du choc des idées qui se dégageront
de ces travaux, non seulement il sera donné aux décideurs que nous sommes de
s’armer d’une nouvelle vision dans la gestion des rapports entre les peuples de
l’espace francophone, mais aussi et surtout, dans les relations que nous avons à
consolider avec les autres espaces linguistiques.

Nous demeurons profondément convaincu que la place de la Francophonie n’est
pas uniquement celle que lui offrent les pays ayant en partage la langue française
mais plutôt, la place qu’elle doit occuper au niveau de l’ensemble de la planète à
travers une vraie campagne de vulgarisation des valeurs qu’elle n’a jamais cessé
de prôner. A vrai dire, ce sont des valeurs universelles constituant le socle du
progrès et du bien-être de l’ensemble de l’humanité.
Autour de notre langue commune, il nous importe de parler non seulement la
même langue, mais aussi la langue de la vérité au service de l’équité. C’est là,
une manière, pour nous membres de cette grande famille linguistique, de faire
rayonner la passion que nous avons en commun, autour des valeurs et vertus de la
paix, du consensus et du dialogue constructif.
Comment ne pas citer Maurice KAMTO qui dit : « On ne peut différer plus longtemps
l’indispensable réflexion sur le statut de la pensée et la question de la démocratie
dans nos sociétés, sur le problème de l’individu face au pouvoir politique et sur sa
relation au pouvoir, sur l’exigence d’une politique de l’homme libéré et redevenu
le lieu de l’histoire
 ». [1]

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