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Editorial

par Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale française

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Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale française

Je suis très heureux et fier d’accueillir à Paris, à l’Assemblée nationale, dès la première année de mon mandat, la réunion du Bureau de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, du 6 au 9 février 2013.

L’un des enjeux de la Francophonie – son Secrétaire général - M. Abdou Diouf, le rappelle souvent- est d’œuvrer en faveur d’une gouvernance mondiale véritablement multipolaire, véritablement solidaire, véritablement démocratique et pacifique. Elle prend racine dans une certaine vision de l’Homme et du monde, et dans les valeurs universelles que véhicule la langue française.

Cette réunion du Bureau de l’APF prendra une résonnance toute particulière cette année puisqu’elle interviendra quelques jours après que la France a décidé, au nom et avec l’accord de la communauté internationale, d’intervenir militairement au Mali, pays membre de la Francophonie. La France n’a pas d’intérêt particulier au Mali, chacun le sait, et cette intervention a eu pour seul motif d’éviter l’effondrement de ce pays et sa totale occupation par des groupes terroristes, ce qui aurait constitué une menace pour la région entière et l’ensemble du monde. En agissant ainsi, la France a servi la paix et la sécurité internationales.

Ces évènements dramatiques nous rappellent que le combat pour la Liberté et la Démocratie demeure d’une actualité toujours vive, que ces valeurs ne sont jamais définitivement acquises et que des hommes, ce fut le cas du lieutenant Damien BOITEUX, continuent de mourir pour elles. Le risque de résurgence de sociétés guerrières est toujours présent ; et au-delà de l’intervention militaire, qui ne saurait constituer une fin en soi, la véritable protection contre un régime qui opprime et tue est l’établissement d’un Etat de droit, doté d’institutions suffisamment fortes et reconnues pour faire respecter et défendre les Droits de l’Homme et la sécurité humaine. C’est la raison d’être de l’APF que d’œuvrer pour la construction et la consolidation des démocraties.

J’ai souhaité placer ce Bureau de l’APF sous l’égide d’Aimé Césaire, une des figures majeures de la Francophonie. Parce que 2013 est l’année du centenaire de sa naissance. Parce qu’Aimé Césaire fut quarante-huit années durant un député actif et engagé. Parce que le message qui fut en toutes occasions le sien, contre l’injustice et le racisme, demeure d’une brûlante actualité. Et enfin parce que sa foi en la liberté s’affirmait toujours dans un lien de fraternité.

L’APF, j’en suis certain, a un rôle de plus en plus important à jouer sur la scène internationale, notamment dans le cadre des sorties de crise. Et je ne peux que l’inviter à faire sien ce cri d’Aimé Césaire : « Nous sommes de ceux qui disent non à l’ombre. Nous savons que le salut du monde dépend de nous aussi. Que la terre a besoin de n’importe lequel d’entre ses fils ».

Bons travaux au Bureau de l’APF et aux femmes et aux hommes de bonne volonté qui le composent !

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