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Discours de son Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée nationale du Tchad à la cérémonie d’ouverture du Bureau de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie à N’Djaména

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Permettez-moi, au nom du peuple tchadien, du Président de la République, du Gouvernement dont je salue le Chef et les membres ici présents, de l’Assemblée nationale et au nom du personnel de la représentation nationale, de vous souhaiter la bienvenue en terre africaine du Tchad, pays de Toumaï.

Discours de M. Nassour Guélengdouksia Ouaïdou, Président de l’Assemblée nationale du Tchad.

Excellence Monsieur le Premier ministre, Chef du gouvernement ;

Monsieur le Président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie ;

Messieurs les Présidents des Assemblées membres du Bureau de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie ;

Mesdames et Messieurs les Ministres ;

Messieurs les Présidents des grandes Institutions de la République ;

Messieurs les Ambassadeurs et les représentants des organisations internationales ;

Monsieur le Secrétaire général parlementaire ;

Monsieur le Chargé de mission Afrique ;

Mesdames et Messieurs les Présidents des Commissions ;

Madame la Présidente du Réseau des femmes parlementaire de l’APF ;

Monsieur le Secrétaire général administratif ;

Mesdames et Messieurs les membres du Bureau de l’Assemblée nationale du Tchad ;

Chers collègues députés, distingués invités ;

Permettez-moi, au nom du peuple tchadien, du Président de la République, du Gouvernement dont je salue le Chef et les membres ici présents, de l’Assemblée nationale et au nom du personnel de la représentation nationale, de vous souhaiter la bienvenue en terre africaine du Tchad, pays de Toumaï.

Monsieur le Président et chers collègues ;

C’est un grand honneur pour le Tchad d’abriter cette réunion du Bureau de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie. Beaucoup d’a priori auraient pu conduire à organiser cette rencontre ailleurs, vous avez tenu à ce qu’elle ait lieu ici à N’Djaména. La nation tchadienne, par ma voix, vous témoigne infiniment sa reconnaissance pour cette marque de confiance.

Le Tchad, l’un des Etats fondateurs de la Francophonie, soutient depuis toujours les grandes valeurs de cet espace : la diversité culturelle, la solidarité et bien entendu la promotion de la langue que nous avons en partage, le français. Cette préoccupation, Monsieur le Président, vous l’aviez exprimé vous-mêmes en ces termes lors de la Conférence des Ministres de la Francophonie du 15 au 16 décembre 2009 et je cite : « notre première priorité est la défense et la promotion de la langue française ».

Le Tchad est un exemple de diversité culturelle et linguistique. Mosaïque de cultures et de traditions diverses, deux langues officielles, le français et l’arabe, y sont enseignées, utilisées comme langues de travail et cohabitent sans heurt, quoique dans l’Administration le français ait actuellement le pas sur l’arabe.

Monsieur le Président,

Malgré les difficultés de tous ordres, le Tchad, qui est en train de sortir d’une longue crise et à laquelle notre institution a accordé et continuera d’accorder, nous l’espérons, une attention particulière, a toujours répondu présent aux grands rendez-vous de la Francophonie et continuera à la faire. Aussi, s’engage-t-il à mettre en œuvre les orientations de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie et à défendre les valeurs qui sous-tendent son action.

C’est ainsi qu’il me paraît important d’exprimer ici notre solidarité avec le peuple frère d’Haïti qui, déjà lourdement marqué par une histoire ponctuée par des conflits et des régimes totalitaires, vient d’être frappé par des catastrophes naturelles dont la dernière en date a fait près de 170 000 morts, plus d’un million de sans abri et des dégâts qui mettent par terre une économie déjà exsangue.

Mon pays le Tchad, en dépit des difficultés qui le caractérise, a symboliquement apporté une contribution de 250 000 000 de francs CFA au peuple frère d’Haïti. Il serait hautement souhaitable que notre institution s’inscrive dans cette logique de solidarité ne serait-ce qu’à titre symbolique.

Le souci de promotion de la bonne gouvernance et de la démocratie dans l’espace francophone conduira nos assises comme à l’accoutumé à examiner la situation des conflits dans l’espace francophone. D’ores et déjà je peux vous annoncer que pour ce qui est de la situation au Darfour, nous avons toutes les raisons de croire que le plus difficile est derrière nous.

Dans l’état actuel des choses, l’option courageuse prise par les deux pays qui consiste à entreprendre directement et sans intermédiaire des discussions pour normaliser leurs relations a permis au travers des rencontres tenues tant à N’Djaména qu’à Khartoum d’envisager l’avenir avec optimisme. Les engagements pris pour interdire toute activité hostile contre chacun des deux états à partir du territoire de l’autre état et l’enclenchement du dispositif de surveillance de la frontière commune mais aussi et surtout la franchise qui a caractérisé ces rencontres dénotent d’une nette volonté politique pour mettre un terme au différent qui oppose les deux pays.

Par ailleurs, concernant les autres zones de conflit et dans la logique des conclusions de la dernière rencontre à Paris, nous devons continuer à œuvrer pour le retour à l’ordre constitutionnel au Niger, encourager l’amorce de solutions qui semble se dessiner en Guinée Conakry et nous féliciter de l’amélioration de la situation au Liban et en Mauritanie.

Sur le plan intérieur, la mise en œuvre de l’accord du 13 août 2007 concrétise par la mise en place de la Commission nationale indépendante paritaire, disposant de tout l’arsenal législatif nécessaire a permis de fixer le calendrier des futures consultations électorales à partir de la fin de l’année en cours.

Le consensus qui a marqué ce processus permet d’envisager un climat politique apaisé pour l’organisation de consultations libres et transparentes. Nous y sommes parvenus par le sens du dialogue et de concession dont ont fait preuve les acteurs politiques du Tchad. Nous y sommes parvenus aussi et surtout grâce à l’appui de nos partenaires notamment l’Union européenne et l’Organisation internationale de la Francophonie qui nous ont accompagnés tout le long de ce processus. Qu’ils en soient ici remerciés.

A ce sujet, je voudrais saluer la présence parmi nous de Mr. Ould Labad envoyé spécial du Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie.

Monsieur le Président, chers collègues et distingués invités,

Pour ce qui est des activités liées à l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, j’ai le plaisir de vous informer que l’Assemblée nationale du Tchad a adopté le dispositif pour la mise en place du Parlement des jeunes, conformément aux conclusions de l’atelier de la régionale Afrique sur ce sujet que j’ai eu l’honneur de présider. Un crédit de cent cinquante millions (150 000 000) FCFA est inscrit à son budget 2010 pour assurer l’exécution des activités liées à cet objectif. Etant entendu que l’année 2010 verra le renouvellement de notre actuelle Chambre, le nouveau Bureau se chargera de parachever l’œuvre entamée qui nous tient à cœur comme élément important pour la promotion de la jeunesse tchadienne, socle du pays.

Je ne saurais terminer mes propos sans vous remercier une fois de plus d’être réunis ici à N’Djaména et vous souhaiter un agréable séjour.

Je vous remercie.

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