Coopération

Discours de M. Mahama Sawadogo (Burkina Faso), Président de la Commission coopération et développement, représentant de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie

Monsieur le premier Vice-président de l’Assemblée nationale du Togo,
Mesdames, Messieurs les Ministres,
Madame la deuxième Vice-présidente de l’Assemblée nationale du Burkina Faso,
Mesdames, Messieurs les Représentants des Organisations Internationales,
Monsieur le Directeur du Bureau Régional de l’Afrique de l’Ouest de l’OIF (BRAO),
Monsieur Sary Ibrahim DIABATE, Directeur de Promagen Intel et Président du Groupe Promagen Inc, Représentant de l’IEPF,
Chers collègues,
Mesdames et Messieurs les Experts,
Mesdames, Messieurs,

Permettez- moi, au moment où je prends la parole dans cette belle ville de Lomé qui nous reçoit, de traduire à l’assistance ici présente, l’honneur qui m’échoit au nom de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie dont je suis le porte-parole.
C’est la troisième fois que Lomé organise un séminaire de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie.
Vous imaginez le très grand plaisir pour moi de vous saluer à l’occasion de l’ouverture solennelle de ce séminaire, car comme la plupart d’entre vous le savent, c’est pour la première fois que je prends la parole en ma qualité de Président de la Commission de la Coopération et du Développement (CCD) de l’APF sur les questions d’environnement et de développement durable intéressant le continent africain.

Honorables invités,
Chers collègues,
Le présent atelier régional de formation et d’échanges sur les défis des parlementaires dans la gouvernance de l’environnement et du développement durable est un des fruits de la coopération entre l’IEPF et l’APF par le biais de sa Commission Coopération et Développement (CCD).

Cette coopération vieille déjà d’une dizaine d’années s’est traduite concrètement à travers la participation de la Direction de l’IEPF aux réunions de la Commission Coopération et Développement à l’occasion desquelles le premier responsable de l’Institut est intervenu sur des thématiques relevant des attributions de la commission.
Depuis le sommet de Ouagadougou des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’OIF, notre commission assure le suivi de ses décisions relatives à la mission D portant sur le développement durable. Dès lors vous comprenez Mesdames et Messieurs, chers collègues pourquoi l’IEPF qui l’opérateur de la Francophonie en matière de développement durable soit un partenaire privilégié de notre commission.

Chers collègues, en votre nom, je remercie Madame DIA TOURE et son équipe pour l’organisation du présent atelier car je n’ignore pas les sacrifices consentis pour sa tenue dans la mesure où l’essentiel du modeste budget de l’Institut est consacré à son propre fonctionnement.

Monsieur le Premier Vice-président,
Chers collègues,

A l’évidence, les parlementaires sont incontournables dans l’heureux aboutissement des conventions internationales. En effet, s’il est vrai que le fait générateur de ces conventions est la communauté internationale, avec comme avant-garde l’ONU qui agit principalement en amont, il est aussi vrai que son répondant à l’aval est constitué par les parlements nationaux. Et pour cause ?

L’ONU ne légiférant pas, pour qu’une convention soit définitivement adoptée et puisse être mise en œuvre, il faut qu’elle le soit au niveau de l’Assemblée générale, puis au niveau de chaque pays. Lorsqu’un certain nombre d’entre eux ont signé et ratifié la convention, l’ONU peut organiser la logistique qui va concrétiser les intentions de ladite convention.

Il découle donc de ce qui précède que les parlementaires nationaux ont un important rôle à jouer, et pour qu’il en soit ainsi il convient que les parlementaires soient formés et informés.
D’où la pertinence du contenu du présent atelier qui sera animé par d’éminent spécialistes des questions relatives à la gouvernance de l’Environnement et du développement durable.

Le montage pédagogique conçu en tenant compte de la très grande expérience de son auteur permettra aux participants : parlementaires et fonctionnaires d’avoir des indications sur leurs nombreuses interrogations dont les principales peuvent être considérées comme les suivantes :
- l’émergence des problèmes environnementaux ;
- la naissance des conventions internationales ;
- les principes de chaque convention ;
- la mise en œuvre des conventions ;
- le développement durable ;
- la croissance et le développement durable ;
- la mise en œuvre du développement durable (Agenda 21) ;
- la pertinence des politiques environnementales et leur évaluation.

Monsieur le Premier Vice-président,
Chers collègues,

Les années 1960-70 constituent un repère important pour la prise de conscience de la communauté internationale sur les problèmes environnementaux. Et depuis lors les grandes rencontres tenues sont les suivantes :
- le Sommet de stocklom (1972) a marqué une prise de conscience nette de la communauté internationale ;

- le Sommet de Rio (1992) a élaboré un programme d’action, l’Action 21 (ou Agenda 21). Des conventions ont été préparées (diversité biologique, changement climatique) ou mises en chantier (Lutte contre la désertification) ;

- Le Sommet de Johannesburg (2002) a été le démarrage de plusieurs partenariats concernant les forets. Le Bassin du Congo a fait l’objet d’un partenariat qui vise la conservation en particulier et le développement en général de ses forêts. D’autres partenariats sont envisagés sur l’Amérique du Sud et l’Asie du Sud-Est.

En somme, le mot d’ordre fédérateur de Johannesburg est qu’il faut agir. Agir pour mettre la gestion durable des forêts en action. Agir pour la réhabilitation des terres dégradées et la lute contre la désertification.

Dans quelques jours se tiendra le Sommet de Copenhague convoqué sur le réchauffement climatique. Ce sommet ambitionnera à parvenir à obtenir un accord chiffré sur la réduction des émissions des gaz à effet de serre. La participation annoncée du Président des Etats Unis dont le pays a jusque là opposé une résistance à l’adoption d’un tel accord, ainsi que de celle du Premier Ministre Chinois autorisent à espérer qu’un progrès sera enregistré à ce sommet.

Monsieur le Premier Vice - président,
Chers Collègues,

Notre atelier est officiellement organisé par l’IEPF et l’APF mais avec le bienveillant soutien de l’Assemblée Nationale du Togo. Aussi, voudrais-je exprimer notre reconnaissance au parlement Togolais et principalement à son Président, Son Excellence El Hadj Abass BONFOH pour avoir autorisé et facilité la tenue de l’atelier ici à Lomé. L’accueil très chaleureux dont nous avons été l’objet, les commodités de séjour et de travail mise à notre disposition nous autorisent à dire que notre réunion est conjointement organisée par l’IEPF, l’APF et l’AN du Togo. Merci à l’Assemblée nationale pour sa précieuse contribution.

J’adresse également à Mme DIA TOURE, Directrice Générale de l’IEPF, dont les contraintes de calendrier ne l’ont pas permise d’être physiquement présente à cet atelier, mais nous pouvons être rassuré qu’elle nous accompagne en Esprit depuis Copenhague.

Je voudrais enfin exprimer notre gratitude au Président de l’APF Son Excellence YVON VALLIERES, Président de l’Assemblée nationale du Québec et à notre Secrétaire Général Parlementaire, le Sénateur français Jacques LEGENDRE pour leur Précieux soutien et conseils à l’endroit de notre commission, Commission Coopération et Développement.

Je tiens aussi à remercier vivement le premier Vice-président de l’Assemblée nationale du Togo, le Professeur Komi Sélom KLASSOU, Président délégué de la Section togolaise de l’APF, et ses collaborateurs de l’Assemblée nationale pour leur accueil et leur hospitalité exemplaire.

Mes remerciements s’adressent également au personnel du Bureau Régional Afrique de l’Ouest (BRAO) de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

Chers collègues,

Je ne saurai terminer mon propos sans saisir l’occasion pour témoigner ma gratitude et celle de la Région Afrique de l’APF à l’endroit des Experts de l’IEPF qui ont accepté d’animer notre séminaire.

C’est un exemple de coopération entre les acteurs de la Francophonie souhaitée par le Secrétaire Général de la Francophonie, Son Excellence Monsieur Abdou DIOUF.

Mes chers collègues,

Il ne me reste plus qu’à vous remercier et à souhaiter plein succès à nos travaux.

Je vous remercie.

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