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Discours de M. Joseph Kabila, Chef de l’Etat de la République démocratique du Congo, prononcé à l’occasion de l’ouverture solennelle de la 37ème session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie

Monsieur le Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie,
Messieurs les Présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat,
Monsieur le Premier ministre,
Monsieur le Président et les membres du bureau de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie,
Honorables députés et sénateurs,
Mesdames et Messieurs représentants des corps diplomatiques,
Distingués invités,

En ce moment où s’ouvre la 37ème Assemblée Parlementaire de la Francophonie, mes premiers mots sont ceux de bienvenue à tous les participants. Bienvenue à Kinshasa où je vous souhaite un agréable séjour.

En choisissant Kinshasa comme lieu de la tenue de présentes assises, c’est la foi de la République Démocratique du Congo en francophonie sur laquelle vous comptez. Le peuple congolais et moi-même nous vous en sommes gré. Je voudrais saluer aussi particulièrement la présence parmi nous du Président Abdou-Diouf Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

Monsieur le Président, je sais combien pendant longtemps, vous vous êtes employé à relier l’ensemble de la famille francophone à la cause de mon pays au sein des instances de la francophonie. Merci pour tous ces efforts.

Mesdames et Messieurs,

La présente session de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie s’inscrit dans la dynamique des événements qui préparent le sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la francophonie qui se tiendra ici à Kinshasa en octobre 2012. Je me réjouis de ce que vous avez choisi comme thème des présentes assises « la paix, la démocratie et le développement ». Ces trois notions sont en effet liées. Sans la paix, la démocratie ne peut s’instaurer et sans la démocratie, il n’y a pas de développement. Notre pays a déjà intégré cette étape. Et c’est donc, cette perspective que nous ne cessons de déployer des efforts pour asseoir une paix durable pour toute l’étendue du territoire national.

Avec l’organisation prochaine des élections, les 3èmes en 50 ans de vie de notre nation, et les 2èmes que nous organisons nous-mêmes, la démocratie s’enracine davantage dans notre pays. D’année en année, le peuple congolais confirme davantage sa maturité, sa volonté de ne légitimer que le pouvoir issu des élections libres, transparentes et démocratiques. C’est donc grâce à la paix retrouvée, aux pratiques démocratiques consacrées que le Congo entend promouvoir son développement économique et social à travers son programme de reconstruction nationale.

Mesdames et Messieurs,

La paix, la démocratie et le développement sont des valeurs auxquelles notre pays adhère sans failles. Quelles que soient son origine, sa version et son opinion politique, chaque Congolais veut en vivre pleinement.

Les présentes assises vont offrir, j’en suis convaincu, une opportunité de partager notre expérience dans ce domaine avec la communauté francophone.

Il en est ainsi en matière de paix, une autre expérience de gestion des conflits et des contentieux électoraux. Ce qui nous a permis de résorber et par la suite, de prévenir les conflits, les crises et les guerres fratricides. L’élan démocratique dans notre pays est une autre expérience, comme en témoigne l’exercice des libertés à travers notamment la multitude des organes de presse et de médias, ainsi que l’engouement dont fait montre le peuple congolais dans l’enrôlement en cours pour sa participation aux prochaines élections. Dans un pays de diversité des langues, des traditions et des cultures, cela n’est guère un défi facile à relever.

Notre expérience en matière de développement se traduit dans la croissance économique de notre pays engagé au cours de la dernière décennie, fruit de la stabilisation du cadre macro-économique, du processus de réhabilitation et de modernisation des infrastructures de base ainsi que de l’amélioration de la gouvernance.

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais me réjouir de voir votre Assemblée aménager un espace de parole et de réflexion en faveur de la femme. Que le réseau des femmes parlementaires trouve ici l’occasion de faire entendre sa voix sur le statut de la femme et notamment sur la problématique de l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard de la femme.

Par ailleurs, il est essentiel qu’en voulant envisager un effort au niveau de la francophonie institutionnelle orienté vers fidélisation des potentiels usagers de notre langue commune en mettant un accent particulier sur l’éducation.

Mesdames et Messieurs,

Avant de clore ces mots, je voudrais formuler le vœu de succès afin que les présentes assises puissent édifier davantage nos ambitions communes.

Je vous remercie.

Mercredi 6 juillet 2011, salle des congrès du Palais du peuple à Kinshasa (RD Congo).

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