Coopération

Discours de Dr Komi Selom KLASSOU, Premier Vice-président de l’Assemblee nationale du Togo

Mme la 2ème Vice - Présidente de l’Assemblée nationale du Burkina Faso,

Monsieur le Président de la Commission, de la Coopération et du Développement de l’APF,

Mesdames et Messieurs les Parlements des Assemblées nationales membres de l’APF,

Monsieur le Secrétaire Général représentant Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche,

Monsieur le Directeur du BRAO représentant de l’OIF,

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentant des Organismes Internationaux,

Messieurs le Correspondant national de l’OIF,

Monsieur le Conseiller de la Région Afrique de l’APF,

 Monsieur le Conseiller de la Commission de la Coopération et Développement de l’APF,

Mesdames et messieurs les journalistes et techniciens de la communication,

Mesdames et Messieurs,

Chers invités,

Le Président du parlement togolais, Son Excellence Abass BONFOH, aurait bien voulu personnellement prendre part à l’évènement qui nous rassemble ce jour, mais retenu dans le cadre des activités de notre Institution, il m’a fait l’honneur de présider la cérémonie d’ouverture de cette importante rencontre organisée par l’Institut de l’Energie et de l’Environnement de la Francophonie (IEPF) et l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) en collaboration avec l’Assemblée nationale togolaise.

Je voudrais donc souhaiter une chaleureuse et cordiale bienvenue en terre togolaise à tous les participants membres des Assemblées nationales, Sénats ou Chambres des représentants venus de près ou de loin pour prendre part aux travaux de cet important atelier de formation et d’échange sur les Défis des parlements nationaux dans la gouvernance de l’environnement et du développement durable.

Qu’il me soit permis avant tout propos, mesdames et messieurs, de remercier l’IEPF et l’APF et, bien entendu, l’organisation internationale de la Francophonie (OIF) d’avoir eu l’ingénieuse idée d’organiser cet atelier à Lomé, à la veille de la Conférence mondiale de Copenhague qui mobilise la communauté internationale toute entière sur la problématique du réchauffement climatique, conséquence de l’émission massive et cumulée des gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère.

La présente rencontre de Lomé, au cours de laquelle seront égrenés et passés au peigne fin plusieurs thèmes fondamentaux visent :
- d’une part à renforcer les capacités des parlementaires pour relever les défis au développement des législations nationales et au contrôle de l’action des gouvernements et,
- d’autre part à susciter une forte implication des parlementaires dans la gestion des questions de développement durable.

Mesdames et messieurs,

Les élus que nous sommes, nous avons entre autres missions classiques, de voter la loi, le budget et le contrôle de l’action de nos gouvernements respectifs. Il est aussi de notre devoir de contribuer sans relâche à la création des conditions (écologique, économique et sociale) idoines susceptibles de favoriser le développement durable, levier essentiel du bien- être de nos populations.

Mais que peut–on comprendre par le vocable de « développement durable ? »

Me référant à la définition proposée en 1987 par la commission mondiale sur l’environnement et le développement, on peut entendre par développement durable, « le développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».

A la lumière de cette définition, l’on est en droit de s’interroger si, avec le réchauffement actuel de la planète et son corollaire de changements climatiques qui se manifestent différemment selon les régions du globe par des calamités que sont des sécheresses et les inondations toutes deux redoutables et qualifiées de mémoire d’homme « du jamais vu » si, dis-je, le concept du développement durable qui vise en principe à allier le développement des sociétés de façon équitable et la protection de l’environnement est-il toujours possible ?

Mesdames et messieurs les participants, cette interrogation est de tant plus normal et pertinente que, outre les effets néfastes du réchauffement climatique en cours, les ressources naturelles sont sujettes à de multiples agressions humaines qui occasionnent, elles aussi, la dégradation poussée des ressources écologiques puis amplifient la désertification et le cycle infernal de la pauvreté.

Face une telle situation, particulièrement préoccupante pour les pays pauvres très vulnérables, l’important est justement la prise de conscience du danger et la volonté manifeste d’y apporter et ce, dans une synergie collégiale, des approches de solution et c’est là le défis majeur. Il ne fait donc aucun doute que les présentes assise qui vont permettre aux parlementaires d’échanger sur les enjeux environnementaux internationaux et les processus en cours dans le cadre des conventions internationaux ainsi que sur les outils de gestion durable des ressources naturelles et la démarche de leur intégration dans l’analyse des politiques publiques s’inscrivent dans cette dynamique de recherche collective de solutions appropriées.

Avec les crises énergétiques, alimentaires et écologiques actuelles, le monde est plus que jamais à la croisée des chemins et il nous faut agir vite, vite mais bien dans une approche globalisée même si les intérêts sont quelques peu divergents selon qu’on soit des pays riches ou des pays pauvres. A ce sujet, nous serons tous d’accord avec Henri BARTOLI pour dire qu’il faut " repenser le développement".

Le gouvernement togolais, conscient de fait que de l’action individuel positive de chaque pays dépendra la suivie de l’humanité toute entière, a, sous l’impulsion du Président de la République, Son Excellence Faure Essozimna GNASSINGBE, initié une bactérie de mesures normatives portant sur la gouvernance de l’environnement dans notre pays. L’Assemblée nationale dans l’exercice de ses pouvoirs a, de son côté, examiné et voté successivement en mai 2008 la loi numéro 2008-005 portant loi-cadre sur l’environnement puis en juin de la même année, la loi numéro 2008-009 portant code forestier ayant pour but de définir et d’harmoniser les règles de gestion des ressources forestières aux fins d’un équilibre des écosystèmes et la pérennité du patrimoine forestier. Plusieurs protocoles et conventions régionaux et internationaux relatifs à la gestion durable des écosystèmes ont été ratifiés par le Togo.

Je suis persuadé que vos pays respectifs en font autant. C’est donc le lieu pour nous, honorables parlementaires, de saisir l’opportunité que nous offre l’Institut de l’énergie et de l’environnement de la francophonie (IEFP), organe subsidiaire spécialisé de l’OIF en la matière, pour partager les expériences vécues et d’identifier de nouvelles stratégie de la lutte commune que nous allons tous mener contre le réchauffement climatique et la détérioration effrénée de la biodiversité.

Les conclusions des trois jours de travaux, je l’espère, vous stimuler davantage les parlements nationaux de l’espace francophone à créer les conditions idoines susceptible de favoriser l’adhésion et la participation effective de nos laborieuses populations dans la mise en œuvre des projets en vue d’une réelle appropriation des acquis réalisés dans le domaine du développement durable.

C’est sur cette note d’espoir que je déclare ouvert l’Atelier Régional de Formation et d’Echange sur les Défis des Parlements nationaux dans la Gouvernance de l’Environnement et du Développement durable.

Je vous remercie pour votre aimable attention.

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