Instances

Débat général. Contribution de la section du Canada

NOTES D’ALLOCUTION POUR LA XXXVIIIE SESSION DE L’ASSEMBLÉE
PARLEMENTAIRE DE LA FRANCOPHONIE
MÉDIAS ET TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION,
VECTEURS DE LA FRANCOPHONIE DANS LE MONDE

par Andrée Champagne, sénateur, vice-présidente de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, présidente de la Section canadienne

RÔLE ET PLACE DES MÉDIAS ET DES TIC DANS LA PROMOTION DE LA LANGUE FRANÇAISE

Monsieur le président, chers collègues,

Lors de la 37e Session annuelle qui s’est tenue à Kinshasa, vous vous souviendrez que je n’avais pas
réussi à livrer mon discours dans le temps qui m’était imparti. Cette fois-ci, pour être en mesure de
cadrer dans ce sous-thème dont je vais vous entretenir, Rôle et place des médias et des technologies
de l’information et de la communication dans la promotion de la langue française, il aurait peut-être été
approprié que je vous « gazouille » mon message en 140 caractères !

Vous remarquerez que j’ai utilisé le terme « gazouillis » et non « tweet » pour parler des micromessages
que des millions de francophones à travers le monde envoient chaque jour sur Twitter. Le
Canada et sa province à majorité francophone, le Québec, font oeuvre de pionniers à l’égard de la
francisation des termes liés à l’usage des nouvelles technologies. Dois-je vous rappeler que chez nous,
au Canada, nous envoyons nos messages par « courriel » et non par « mail ». Il serait intéressant, à
mon humble avis, que les francophones de partout au monde se mobilisent pour faire en sorte que le
français occupe pleinement sa place sur la Toile et dans l’ensemble des technologies émergentes qui
caractérisent l’univers du Web 2.0.

Les nouvelles technologies possèdent un potentiel énorme pour susciter la collaboration entre les
francophones du monde entier. Elles brisent l’isolement. Que ce soit par l’entremise d’Internet, des
nouveaux médias ou des médias sociaux, elles sont un moyen incontournable de faire entendre la voix
de la Francophonie dans un monde numérique largement anglicisé. Comme je vous le disais, de belles
initiatives se font pour franciser cet univers. Il suffit maintenant d’en adopter l’usage tout en gardant en
tête cette volonté que nous avons d’imprégner cet espace au quotidien, dans notre langue.

Plusieurs mesures ont déjà été prises en faveur de la promotion de la langue française en ligne, que ce
soit à l’échelle locale, régionale, nationale ou internationale. Laissez-moi vous donner quelques
exemples de chez nous. En effet, le Canada et plusieurs membres de la fédération canadienne jouent
un rôle très actif pour promouvoir le rôle des médias et des technologies de l’information et de la
communication dans la promotion de la langue française.

Pour le premier axe, celui des médias, il faut savoir que les médias francophones qui assurent une
présence en ligne ou sur les ondes ont maintenant la chance d’être vus, lus et consultés non seulement
par la population locale, mais aussi par les francophones de partout. C’est de cette façon que nous,
franco-canadiens, avons la chance de pouvoir nous informer sur des événements qui se passent dans
les autres pays membres de la Francophonie, et de le faire dans notre langue, en temps réel. Pensons
au rôle que joue TV5 à cet égard, pour ne prendre qu’un exemple de média que la Francophonie
internationale doit continuer à appuyer.

Les médias communautaires ont aussi un rôle important à jouer pour assurer la vitalité des
francophones en situation minoritaire et pour consolider l’espace culturel francophone à l’échelle
canadienne. C’est pourquoi il est important d’appuyer leurs capacités technologiques et numériques.
Cela fait en sorte que les francophones d’ici et d’ailleurs puissent se voir et s’entendre.

Abordons maintenant le deuxième axe, celui des technologies de l’information et de la communication.
J’aimerais vous souligner que des écoles de langue française situées dans des provinces à majorité

anglophone peuvent désormais offrir des cours spécialisés à distance, en ligne, à des élèves habitant
en région rurale qui n’auraient pas pu en profiter autrement. Certains élèves sont même dotés
d’ordinateurs portables ou de tablettes numériques en classe. Pour plusieurs francophones du pays, la
conscience numérique en français doit se développer dès le tout jeune âge.

De nos jours, les francophones du Canada peuvent échanger leurs idées par l’entremise de blogues, de
vidéoconférences, de réseaux sociaux. Cela contribue à une meilleure connaissance des réalités
respectives d’un bout à l’autre du pays. Laissez-moi vous donner un exemple parmi tant d’autres. Au
cours des prochaines années, le Centre de la francophonie des Amériques, situé à Québec, mettra en
ligne des ouvrages portant sur divers thèmes de la francophonie canadienne, ce qui contribuera à
renforcer le sentiment d’appartenance des francophones des Amériques et à assurer un rayonnement à
l’extérieur des frontières.

Monsieur le président, chers collègues, je demeure convaincue que pour assurer sa pérennité, la
Francophonie internationale doit être ancrée dans la modernité et prendre sa place dans un espace
francophone numérique accessible au monde entier.

Respectueusement soumis,

Andrée Champagne, sénateur
Vice-présidente de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie
Présidente de la Section canadienne

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