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Dakar, le 8 juillet 2010. Clôture de la XXXVIe Session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie

8 juillet 2010

La XXXVIe Session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie s’est conclue cet après-midi à Dakar après plusieurs jours de débats.

Une rencontre dont l’objectif était de faire le point sur la situation de la démocratie parlementaire dans l’espace francophone, 50 ans après les indépendances africaines et 10 ans après Bamako, thème du débat général. Près de 700 personnes, dont 300 participants représentant plus de 50 pays, et une vingtaine de présidents d’Assemblées, ont assisté à la cérémonie d’ouverture. Une séance solennelle d’autant plus remarquable que M. Abdoulaye Wade, Président de la République du Sénégal, et son prédécesseur, M. Abdou Diouf, y ont tout deux participé.

M. Yvon Vallières, président de l’Assemblée nationale du Québec et président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, a présidé les deux journées de débats.

Après avoir levé la suspension de sa section mauritanienne, l’Assemblée parlementaire de la Francophonie a débuté ses travaux, comme le veut désormais l’usage et dans le cadre de son rôle d’Assemblée consultative de la Francophonie, par l’audition de M. Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie, qui a ensuite répondu aux questions des parlementaires.

Haïti étant au cœur des préoccupations de l’APF, les parlementaires ont encore une fois démontré leur soutien et leur solidarité en renforçant les moyens du fonds spécial d’aide qu’elle a mis en place pour aider le Parlement haïtien. Le point d’actualité « les institutions parlementaires à Haïti après le tremblement de terre », a permis à M. Kelly Bastien, président du Sénat haïtien de faire le point sur la situation de son pays.

Le Secrétaire général de la Francophonie ayant rappelé le rôle de vigie de la démocratie de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, lors de son discours à la cérémonie solennelle d’ouverture, « au sein du dispositif francophone de promotion, au quotidien, mais aussi de sauvegarde de nos valeurs communes, en vue d’un règlement pacifique des crises et des conflits, dans un souci constant de prévention », l’APF a examiné différentes situations politiques dans l’espace francophone. Elle a adopté plusieurs résolutions rappelant son attachement aux principes démocratiques selon lesquels un pouvoir ne peut être légitime que s’il procède du suffrage universel par lequel sont représentées toutes les forces politiques du pays. Dans tous les pays concernés, elle demande aux autorités en place de donner la parole aux populations par des élections libres, fiables et transparentes, afin de sortir le plus rapidement possible des situations de crise.

Rappelons que les sections de Guinée, de Madagascar et du Niger demeurent suspendues, alors que l’APF ne reconnait pas le Parlement de la Côte d’Ivoire. Une résolution sur la situation au Proche-Orient a également été adoptée.

En marge de la Session, le premier Prix Senghor-Césaire a été attribué à l’Association des professeurs de français en Haïti.

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