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Contribution de la section du Gabon à la formulation de l’avis de l’APF pour le Sommet de la Francophonie sur le thème : « femmes et jeunes, acteurs de la paix, vecteurs du développement »

De tout âge, de toute race, de toute nationalité, de toute catégorie sociale, la femme est à la fois, la source et le berceau de notre existence. Donneuse de vie, c’est encore elle qui est à l’origine du renouvellement et de la perpétuation de notre humanité.

L’enfant, fruit de sa nidation et de sa patience, est comparable à une fleur. Une fleur est une promesse ; la promesse d’une récolte fructueuse. De ce fait, l’enfant est à la fois l’avenir et le devenir du genre humain.

Il y a un peu plus de cinquante ans, à l’aube des Indépendances africains, les pères fondateurs du Gabon, mon pays, dans leur quête des symboles forts expressifs, avaient choisi comme sceau national, une femme qui allaite son enfant. Ce choix, murement réfléchi, met en exergue deux éléments d’un ensemble organisé autour des principes d’union et de complémentarité qui supposent la plus grande harmonie entre ces êtres, chacun jouant sa petite partition dans l’opéra de la vie.
C’est sans nul doute pour cela que Louise Colet affirme, je cite : « L’amour d’une mère pour son enfant, c’est le symbole terrestre et touchant de l’amour de Dieu pour l’humanité ».

Monsieur le Secrétaire Général de l’OIF,
Mes chers collègues,
Distingués invités,

Débattre sur le thème « Les femmes et les jeunes comme vecteurs de paix et acteurs du développement » c’est considérer que ces composantes sociales que sont les femmes et les jeunes constituent aujourd’hui, plus qu’hier, des maillons importants de notre société. De ce fait, leur inculquer l’importance de la paix et de la démocratie revient j’en suis convaincu, à améliorer et à garantir l’avenir de l’humanité.
Educatrice de la première heure, c’est à la femme qu’incombe le délicat devoir de transmettre les valeurs aux enfants. Travailleuse acharnée, chacun en conviendra, la femme a toujours joué un rôle primordial dans notre société. Avec l’instruction et la formation qu’elle acquiert désormais au même titre que les hommes, elle devient de plus en plus indispensable au rayonnement de nos structures socio-économiques.
Pointilliste, la tâche exécutée par ses soins frise la perfection. Tout ceci corrobore la maxime qui dit que « éduquer une femme, c’est éduquer un tout un peuple ».
Fidèles et pugnaces, les femmes ont, mieux que les hommes, la capacité de s’adapter à toutes les circonstances de la vie sociale. C’est donc ici, le lieu de considérer ici que les valeurs de paix et de démocratie prônées par les instances de la Francophonie doivent et méritent d’être davantage portées par les femmes.

Le message que nous désirons transmettre, à travers cet hymne à la femme, est de nous amener tous, à considérer que les femmes tout comme les jeunes d’ailleurs, doivent aujourd’hui, plus que jamais par le passé, occuper une place de choix dans nos pays respectifs. Selon moi, la contribution des femmes et des jeunes, à la marche du monde n’est plus à démontrer. Tout bien pesé, se passer de l’apport de ces deux entités dans les actions menées désormais par les dirigeants, serait non seulement un acte arbitraire, mais une privation d’acteurs majeurs de notre tissu social. Les conséquences de cet acte seraient préjudiciables.

Monsieur le Secrétaire Général de l’OIF,
Mes chers collègues parlementaires,
Distingués invités,

A mon humble avis, l’une des principales missions à laquelle devrait s’atteler la francophonie est de veiller à ce que l’intégration et la promotion des jeunes et des femmes dans les différentes structures organisationnelles, aussi bien dans les secteurs privés que publics soient manifestes et progressives.

Sur le plan politique, la vitalité de nos démocraties est sous-tendue à l’implication des jeunes qui, lorsqu’on les a avec soi, on est assuré de transformer l’essai. Sensibilisateurs et de mobilisateurs politiques hors pairs, les femmes et les jeunes jouent un rôle déterminant lors des consultations électorales.

Selon Richard Marcoux, professeur au département de sociologie de l’Université Laval, l’Afrique est l’« avenir » offert aux défenseurs de la langue française. Il prévoit qu’en 2050, il y aura un demi-milliard de personnes francophones. Avec une population aussi importante l’avenir de notre espace ne peut qu’être lié à l’implication de la jeunesse dans les questions politiques.

Acteurs indispensables de notre société, les jeunes, grâce à leur dynamisme, et les femmes, à la faveur de l’aura dont elles jouissent et de leur indispensable rôle de mères, ont la capacité de combattre avec efficacité tous les maux qui minent notre société.
Sans viser le politiquement correct et loin de baigner dans un discours conformiste, nous affirmons avec force et conviction que « ce que l’homme peut, la femme le peut ! ». Le dire, c’est reconnaître qu’il existe encore aujourd’hui des inégalités flagrantes entre les sexes dans plusieurs domaines de la vie.

Exclure les femmes de la marche du monde, c’est se priver de l’épine dorsale, clé du succès de notre société. Les jeunes incarnent la vigueur, la vivacité, la fraîcheur. Pour résumer ma vision de la jeunesse je m’accorde simplement avec le philosophe Socrate qui affirmait déjà en son temps, je cite : « Rien n’est trop difficile pour la jeunesse ».

Bien qu’ils soient de temps en temps des contestataires irascibles, les jeunes doivent nécessairement être associés, eux aussi, à la marche du monde, notre monde.
J’invite les femmes et les jeunes à faire leurs devoirs mais aussi à défendre leurs droits dès qu’ils sont bafoués. Dans ce monde devenu village planétaire pour emprunter l’expression de Marshall Mc Luhan, les jeunes garçons et filles de tous les horizons, à l’exemple de ceux réunis dans le cade du Parlement Francophone des Jeunes doivent se connaître et se côtoyer afin de briser les stéréotypes et mener ensemble les combats qu’ils ont en commun.

Monsieur le Secrétaire Général de l’OIF,
Mes chers collègues Parlementaires,
Distingués invités, mesdames, et messieurs,
Pour finir, je réitère mon vœu de voir les hommes impliquer de plus en plus les femmes et les jeunes dans la vie de la société.
Je vous remercie.

Guy NZOUBA-NDAMA, Président de l’Assemblée Nationale de la République Gabonaise.

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