Coopération

Cérémonie d’ouverture : M. Etienne M. ALINGUE, Directeur du Bureau Régional Afrique de l’Ouest (BRAO) de l’Organisation Internationale de la Francophonie

Lomé, le 01 décembre 2009

Intervention de M. Etienne M. ALINGUE, Directeur du Bureau Régional pour l’Afrique de l’Ouest

(Seul le texte prononcé fait foi)

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Monsieur le Ministre de l’Environnement et des Ressources forestières,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Monsieur le Représentant de l’Assemblée Parlementaire Francophone,
Honorables parlementaires,
Mesdames et Messieurs les représentants du corps diplomatique et des Organisations internationales,
Mesdames et Messieurs les Experts,
Chers collègues de l’OIF,
Mesdames et Messieurs,

C’est naturellement pour moi un immense privilège de prendre la parole devant une si éminente assemblée et, ce, ici à Lomé qui abrite, pour l’Afrique de l’ouest, le siège du Bureau Régional de notre Organisation

Avant de poursuivre mon propos, permettez-moi d’abord de vous transmettre les salutations très cordiales du Président Abdou Diouf, Secrétaire général de la Francophonie et de vous exprimer également sa très haute appréciation de ce que vous représentez Mesdames et Messieurs les parlementaires, sa très haute appréciation (aussi) de ce que vous faîtes en tant qu’institution garantissant le dialogue, en tant qu’acteurs majeurs, incontournables de la sensibilisation des citoyens et, bien-sûr, en tant qu’aiguillons des gouvernements.

A ce stade de mon intervention, je voudrais également adresser nos sincères remerciements au Gouvernement du Togo et à l’Assemblée Nationale togolaise pour avoir bien voulu abriter cette importante rencontre dont les travaux débutent aujourd’hui. Par ailleurs, au moment où toute forme de synergie (positive) est toujours bonne à construire ou à entretenir, je souhaite saluer l’excellente collaboration entre l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie et l’Assemblée Nationale du Togo. Les efforts conjugués de ces partenaires ont abouti au choix de conférenciers de qualité, de thèmes très pertinents car au cœur de l’actualité nationale et internationale et (au choix aussi) de représentants de parlements francophones très déterminés à relever les défis de la bonne gouvernance environnementale.

Mesdames et Messieurs,

Les changements climatiques, la désertification, l’érosion de la biodiversité, la raréfaction des ressources naturelles, et notamment l’eau, ce sont tous là des défis majeurs auxquels l’humanité fait face au 21ième siècle. Ces problèmes mettent en péril, à fois l’équilibre des écosystèmes, les économies et les modes de vie dans tous les pays et notamment ceux les moins avancés.

Mais, pour autant, il n’y a pas de fatalité même si les incertitudes sur l’ampleur et la durée de la crise économique actuelle le commanderaient. En effet, il n’y a pas fatalité car, à titre d’exemple, il a été clairement démontré- le rapport Stern sur l’économie du changement climatique, publié en 2006 le prouve - que si seulement 1% du PIB était investi maintenant pour une différente organisation sociale, les effets du changement climatique seraient fortement atténués. Par contre, « ne rien faire » fait courir le risque d’une récession jusqu’à 20% du PIB mondial.

La communauté internationale, en adoptant plusieurs accords environnementaux multilatéraux depuis Rio, en 1992, a reconnu qu’il faut d’urgence se mobiliser et agir. Ces accords ont conduit à la mise en place de plusieurs mesures juridiques, économiques et environnementales qui ont porté des fruits. Mais, si des avancés significatives ont été réalisées dans les négociations concernant les conventions environnementales, les progrès enregistrés au niveau de la mise en œuvre restent timides, voire insuffisants. Ce rythme est loin de permettre l’atteinte des objectifs ultimes de ces accords dans un avenir proche.

Ce grave constat vient renforcer encore l’importance d’activités comme notre séminaire d’aujourd’hui, pour stimuler les échanges entre les pays et encourager ces derniers à traduire en mesures nationales concrètes les règles du droit international.

Il convient en effet de rappeler que ces règles de la gouvernance mondiale de l’environnement, auxquelles tous les pays du monde sont parties prenantes, doivent être alimentées et enrichies par les expériences et connaissances dont vous, élus des peuples et conseillers parlementaires, êtes détenteurs. L’efficience de l’action sur ce terrain doit avant tout reposer sur une bonne adéquation entre, d’une part, les besoins des populations dont vous êtes constamment sensibles et d’autre part, les décisions nationales et internationales.

Mesdames et Messieurs,

L’environnement est un sujet complexe car ses champs tendent à se densifier au fur et à mesure des avancées scientifiques. Sa maîtrise exige par conséquent une mise à jour permanente des connaissances au profit des acteurs chargés d’appliquer les mesures établies, qu’ils s’agissent des magistrats, des administrateurs ou, naturellement, des élus.

A cet égard, la Francophonie, à travers les programmes de l’Institut de l’énergie et de l’environnement, s’est donnée comme mission, à côté des autres coopérations, de contribuer au renforcement des capacités institutionnelles et au développement de partenariats dans les domaines de l’énergie et de l’environnement, en vue d’un développement durable.

La formation, la mobilisation de l’expertise francophone, la concertation et le soutien aux initiatives locales, la valorisation et le partage des bonnes pratiques et enfin, la diffusion des savoirs, sont les principaux métiers attribués à l’IEPF.

Dans cette perspective, le rôle des parlements nationaux est déterminant dans la bonne gouvernance de l’environnement pour édicter les lois, adopter les budgets, influencer la politique étrangère et les relations internationales. Et, pour nous, il ne fait de doute que le savoir-faire de l’APF représente un précieux levier et nous souhaitons naturellement que l’exemple de synergies entre elle et l’IEPF donné à travers le présent exercice soit capitalisé pour d’autres actions en faveur de nos Etats membres, pour que tous les espoirs soient encore permis.

Durant ces 3 jours de travaux, plusieurs thèmes seront abordés. Les uns et les autres viseront à susciter une forte implication des parlements nationaux dans la gestion des questions portant sur l’environnement et le développement durable. Ils détermineront également comment l’espace francophone pourrait apporter une contribution originale et significative aux efforts de la Communauté internationale dans ce cadre.

Au moment où notre Organisation jette les bases de sa nouvelle programmation quadriennale pour la période 2010-2013, je puis vous assurer que nos attentes vis-à-vis de vos échanges à venir sont là aussi fortes. Nous avons tous à gagner donc de la réussite de cette rencontre.

Je veux terminer donc mon intervention en la souhaitant – cette réussite - très vivement.

Merci pour votre attention.

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