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Célébration de la Journée Internationale de la Francophonie 2018 en Roumanie

21 mars 2018

A l’occasion de la Journée Internationale de la Francophonie, le 21 mars 2018, la Présidente de la Section roumaine de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF), Mme Simona Bucura-Oprescu et M Sorin Cîmpeanu, Membre de la Section roumaine, Président de l’Agence Universitaire de Francophonie (AUF) et Président du Conseil national des recteurs, ont participé au siège du Ministère roumain des Affaires Etrangères à la Conférence ayant comme sujet Le modèle culturel francophone de la Roumanie centenaire. 25 ans de Francophonie institutionnalisée en Roumanie.

Dans la session d’ouverture ont eu des allocutions : M Teodor Meleșcanu, Ministre des Affaires étrangères. M. Sergiu Nistor, conseiller présidentiel, représentant personnel du Président de la Roumanie pour la Francophonie ; Dr. Rennie Yotova, directrice du Bureau Régional de l’OIF pour l’Europe centrale et orientale (BRECO) ; Prof. univ. dr. Mircea Dumitru, recteur de l`Université de Bucarest.

Lors de la Session dédiée à “25 ans de francophonie institutionnalisée en Roumanie” ont eu des interventions : dr. Pavel Năstase, Président de l’Institut National d’Administration, Prof. univ. dr. Sorin Cîmpeanu, Président de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), M. Mohamed Ketata, Directeur régional pour l’Europe centrale et orientale-AUF, E.S. Mme Rana Mokaddem, Ambassadrice de la République du Liban en Roumanie et Présidente du Groupe des Ambassades, Délégations et Instituts Francophones à Bucarest (GADIF) ; Conf. univ. dr. Simona Ioan, ancienne ambassadrice de la Roumanie au Sénégal et au Royaume du Maroc.

Lors de son intervention, M Sorin Cîmpeanu, Président de l’Agence Universitaire de Francophonie, a exprimé son enthousiasme de célébrer la Journée Internationale de la Francophonie en compagnie des principaux acteurs francophones de Roumanie.

Dans sa triple qualité de membre de la Section roumaine de l’APF, de Président de l’AUF et de Président du Conseil National des Recteurs, il a réaffirmé son entier engagement dans la promotion des valeurs francophones.

Il a souligné l’activité intense de la section roumaine de l’APF et l’organisation à Bucarest, au mois de mai, par la Chambre des Députés de Roumanie de la Conférence des Présidents des sections membres de l’APF-Région Europe.

Un aspect très important relevé par M Sorin Cîmpeanu a été celui de l’étude de la langue française en Roumanie, à savoir que 30% des étudiants étrangers inscrits dans les universités roumaines suivent des programmes entièrement en français, considérant que le potentiel de croissance est très important, ajoutant que la présidence roumaine du plus grand Réseau universitaire mondial constitue un honneur pour les universités roumaines, mais aussi une énorme responsabilité.

M. Sorin Cîmpeanu a déclaré que les principaux défis de la nouvelle stratégie de l’AUF (2017-2021), tels que l’amélioration de la qualité de l’éducation, la recherche scientifique et la gouvernance universitaire, le renforcement du partenariat entre le monde universitaire et l’environnement socioéconomique, dans le bénéfice de la perspective d’emploi des diplômés et dans le renforcement du rôle des universités en termes de développement local et régional, représentent des priorités tant pour les universités roumaines, que pour d’autres réseaux universitaires importants dans le monde, tels que l’Association internationale des universités (AIU) et l’Association européenne des universités (AEU).

La Présidente de la Section roumaine de l’APF, Mme la Députée Simona Bucura-Oprescu a eu une intervention lors de la Conférence, affirmant que c’était un événement important de célébration des 25 ans de rapports institutionnels de la Roumanie au sein de la Francophonie.

Ces relations réelles ont une dimension chronologique, politique et humaine beaucoup plus large, exprimés avec justesse par Nicolae Titulescu, le fondateur de la Société des Nations, qui a dit : "Quand il s’agit de la Roumanie et de la France, il est difficile de séparer le coeur de la raison."

"Je suis députée de Roumanie, élue en Arges, un département dans lequel nous avons une dimension historique de la Francophonie à travers des politiciens formés dans la France du XIXe siècle, surtout les familles Golescu et Brătianu.

Au siècle des lumières, le siècle des nations, les idées réformistes de la Révolution française ont été reprises par les Golescu et Bratianu qui, avec l’aide de la France, ont contribué à la création de l’Etat roumain moderne et à la création de la Grande Roumanie, le 1er décembre 1918.

En Argeș, la Francophonie historique et culturelle est doublée par la francophonie économiques, le plus important investisseur français en Roumanie, RENAULT, produisant des voitures à Mioveni, exportées dans le monde entier.

Je suis une jeune parlementaire qui a eu l’opportunité de devenir membre du Programme Jeunes Parlementaires Francophones en 2015, financé par l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie. La semaine dernière, je suis revenu de la quatrième mission de formation dans le cadre de ce Programme, qui s’est déroulée en Afrique, au Sénégal et à Madagascar.

Dans les deux pays, j’ai eu la chance de rencontrer le président de l’Assemblée nationale, le président du Sénat, le premier ministre, le président du pays. Au Sénégal, la qualité des élites, leur sagesse - Abdou Diouf, Mme Penda Mbow, M. Ibrahima Thioub - sont absolument remarquables. Au Sénégal comme à Madagascar, j’ai rencontré au niveau des décideurs des personnes formées en Roumanie, des connaisseurs et des amoureux de la Roumanie, avec des valences en attente d’être valables. La Roumanie et les Roumains sont "très vivants" dans la perception publique de la population tant au Sénégal qu’à Madagascar.

J’ai rencontré à Madagascar une jeune originaire de Pitești volontaire à l’Organisation internationale de la Francophonie. Ma conclusion est que les francophones parlent la même langue mais, par-dessus, partagent les mêmes valeurs. Par conséquent, dans cette grande communauté francophone, grâce à une connaissance de plus en plus étroite de l’histoire, de la culture et de l’économie de chaque pays membre de l’Organisation internationale de la Francophonie, nous pouvons trouver des solutions au bénéfice des citoyens des pays francophones. "

A cette Conférence ont été présents des Ambassadeurs et des diplomates du Groupe des Ambassades, Délégations et Instituts de Bucarest (GADIF), des représentants du milieu académique, des étudiants et des chercheurs français ayant obtenu la bourse Eugen Ionescu du Ministère roumain des Affaires Etrangères.