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Allocution prononcée par M. Vallières, président de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie, président de l'Assemblée nationale du Québec, lors de la Conférence ministèrielle de la Francophonie. 16 décembre 2009. Paris (France)

C’est un grand honneur pour moi de prendre la parole devant vous aujourd’hui. Je souhaite d’abord et avant tout remercier chaleureusement le Secrétaire général de la Francophonie, son Excellence Abdou Diouf, pour l’appui indéfectible qu’il accorde à notre Assemblée parlementaire de la Francophonie, et ce depuis plusieurs années.

Madame la Présidente ; Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire général de la Francophonie,
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Monsieur le Secrétaire général parlementaire de l’APF,
Mesdames, Messieurs,

C’est un grand honneur pour moi de prendre la parole devant vous aujourd’hui. Je souhaite d’abord et avant tout remercier chaleureusement le Secrétaire général de la Francophonie, son Excellence Abdou Diouf, pour l’appui indéfectible qu’il accorde à notre Assemblée parlementaire de la Francophonie, et ce depuis plusieurs années.

Mesdames, Messieurs,
Permettez-moi ici de vous faire part de quelques réflexions et des priorités d’action de votre Assemblée consultative pour les prochains mois.

Notre première priorité est la défense et la promotion de la langue française. Il faut demeurer vigilants et actifs face à la situation de notre langue dans les organisations internationales, et notamment dans les institutions européennes. Nous nous réjouissons ainsi de la récente initiative qui a mené à la création d’un forum francophone au Parlement européen. Nous ferons en sorte que ses représentants puissent participer aux activités de notre Assemblée.

Je tiens à souligner le long travail effectué à cet effet par notre Secrétaire général parlementaire, M. Jacques Legendre, et par nos instances qui ont jugé important de tenir des réunions, ces dernières années, à Strasbourg, Bruxelles et New York.

Une deuxième priorité de notre Assemblée est le bon fonctionnement des parlements dans l’espace francophone.

Le travail de définition des critères de la démocratie parlementaire effectué au cours de la dernière année au sein de l’APF, en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), nous a démontré que les besoins des Parlements restent criants et que leur fonctionnement est loin d’être assuré.

Comme vous le savez, la Déclaration de Bamako porte l’engagement d’encourager le renouveau de l’institution parlementaire, en facilitant matériellement le travail des élus, en veillant au respect de leurs immunités et en favorisant leur formation.
Notre Assemblée mène justement des actions de coopération destinées aux parlements. Elles prennent la forme de séminaires parlementaires et de renforcement des capacités des parlements en matière de production, de gestion et de diffusion de l’information.

Nous privilégions ici les institutions parlementaires issues de pays en sortie de crise. Même les pays qui ont des traditions démocratiques bien implantées souffrent d’un déficit causé par le manque de représentation des jeunes et des femmes. Comme Président de l’APF, j’apporte une attention particulière aux programmes et aux activités qui leur sont destinés.

Nous sommes bien sûr conscients que l’OIF est confrontée à un contexte budgétaire difficile et que des mesures de rationalisation sont nécessaires.

Mais, l’APF est la seule organisation francophone à mettre en œuvre des programmes de coopération au bénéfice des institutions parlementaires de la Francophonie. Il nous apparait donc essentiel que notre Assemblée puisse continuer de bénéficier de votre soutien précieux, indispensable à la poursuite efficace des actions de coopération pour le renforcement de la démocratie parlementaire. Cet enjeu, je vous le rappelle, s’avère fondamental dans le processus visant à promouvoir l’État de droit dans l’espace francophone.

Madame la Présidente, Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire général,
Mesdames et Messieurs les Ministres,

Notre Assemblée suit attentivement la situation des pays dont les sections sont suspendues suite à un renversement de l’ordre constitutionnel : la Guinée, Madagascar et la Mauritanie.
Nous avons déploré par voie de communiqué la répression sanglante survenue en Guinée le 28 septembre 2009. Nous avons également désapprouvé la tenue des élections législatives du 20 octobre 2009 au Niger. Quant à la Mauritanie, nous prenons acte de votre toute récente décision. Notre Bureau étudiera attentivement la situation de ces pays, lors de sa réunion prévue au Tchad en février 2010.

Je terminerai mon intervention en vous faisant part d’un projet qui me tient particulièrement à cœur et qui s’inscrit dans l’objectif de l’APF de favoriser le dialogue des cultures.

Ces dernières années, les parlementaires de la Francophonie se sont impliqués très activement en faveur de la protection et de la promotion de la diversité des expressions culturelles. Ils se sont mobilisés pour l’adoption de la Convention de l’UNESCO dès l’an 2000. Ils se sont prononcés sur son contenu pendant la phase d’élaboration et ont ensuite promu sa ratification, en enjoignant les chefs d’État et de gouvernement à y adhérer.

Comme vous le savez, l’adoption de cette convention a constitué une grande victoire pour la Francophonie. Depuis 2005, l’APF a poursuivi ses efforts pour susciter et maintenir la mobilisation de ses membres en faveur de sa ratification et de sa mise en œuvre au sein de l’espace francophone.

Dans cette optique, l’APF entend tenir, en collaboration avec l’Assemblée nationale du Québec, une Conférence parlementaire internationale portant sur la mise en œuvre et le suivi de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Cette conférence, à laquelle l’ensemble des parlementaires membres de l’APF seront conviés, se tiendrait au mois de février 2011 à Québec.

En plus d’être l’occasion de faire le bilan de l’application de la Convention et des efforts consentis en ce sens, cet évènement permettra de doter les parlementaires d’outils afin qu’ils soient en mesure d’en faire la promotion et le suivi dans leurs parlements nationaux, auprès de leurs gouvernements respectifs et auprès de la société civile.

Nous souhaitons ardemment que l’OIF et l’UNESCO s’associent à cette conférence pour en assurer le plus grand succès.

Madame la Présidente, Monsieur le Président,
Monsieur le Secrétaire général,
Mesdames et Messieurs les Ministres,

Les parlementaires de la Francophonie que je représente aujourd’hui sont déterminés à maintenir leur mobilisation sur la scène internationale au regard de cet enjeu crucial pour la protection et le renforcement de la pluralité de nos cultures.

Je vous remercie de votre attention.

Clôture de la 25e session de la conférence ministérielle de la Francophonie à Paris : http://www.francophonie.org/Cloture-de-la-25e-session-de-la.html

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