Instances

Allocution de M. Roch Marc Christian Kaboré, président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso

Excellence, Monsieur le Secrétaire général de la Francophonie,
Monsieur le premier ministre,
Monsieur le Président du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles,
Mesdames et Messieurs les Présidents d’assemblées parlementaires,
Monsieur le Secrétaire général parlementaire de l’APF,
Cher(ère)s collègues parlementaires,
Mesdames et Messieurs les ministres,
Mesdames et Messieurs les membres du corps diplomatique et consulaire,
Mesdames et Messieurs,
Cher(ère)s ami(e)s,

C’est pour moi un grand honneur et un réel plaisir de présider, ici, à Bruxelles, la
38ème Session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie.

Je tiens d’abord à remercier, en votre nom et en mon nom personnel, le Secrétaire
général de la Francophonie, qui nous fait, comme chaque année, l’honneur
d’assister à notre réunion annuelle.

Votre présence est pour nous essentielle car elle permet un échange entre vous et
l’Assemblée consultative de la Francophonie, échange qui, à mes yeux, contribue à
la consolidation et à la progression de notre espace francophone.

Monsieur le Secrétaire général de la Francophonie, c’est grâce à votre action
permanente en faveur des peuples francophones que se construit d’années en
années une véritable vision politique de la Francophonie. Pour tout cela, veuillez
accepter l’expression de reconnaissance de notre Assemblée !

Votre engagement a grandement contribué à la mise en oeuvre des déclarations
de Bamako, de Saint-Boniface et à des prises de position courageuses face aux
différentes crises qui ont émaillé et émaillent encore l’espace francophone.

Je remercie et salue le Premier ministre du Royaume de Belgique, M. Elio Di
Rupo, pour l’honneur qu’il nous fait de participer à notre cérémonie
d’ouverture malgré un calendrier chargé.

Qu’il me soit également permis de saluer ici la générosité et la mobilisation de
M. Jean-Charles Luperto, Président du Parlement de la Fédération Wallonie
Bruxelles, de M. Michel de Lamotte, Président de la section Belgique/ Communauté
française/ Wallonie-Bruxelles, de M. Jean-Paul Wahl, chargé de mission Europe
ainsi que l’énergie déployée par tous les membres et collaborateurs de notre
section hôte qui accueillent aujourd’hui la session de notre Assemblée.
En effet, l’implication de la section Belgique/Communauté française/Wallonie-
Bruxelles dans la Francophonie et particulièrement dans la Francophonie
parlementaire n’est certes plus à démontrer mais l’accueil que vous nous avez une
nouvelle fois réservé, malgré les conditions difficiles dans lesquelles vous avez dû
organiser cette session, témoigne de la constance de cet attachement et de cette
implication.

L’Assemblée parlementaire de la Francophonie fête cette année son 45ème
anniversaire. Aussi, voudrais-je revenir brièvement ici sur ce long chemin que
notre organisation a parcouru depuis sa création au Luxembourg en 1967. Car
l’histoire, comme l’a dit le philosophe Alain, est un grand présent, et pas
seulement un passé.

Notre organisation a connu différentes étapes avant de devenir l’Assemblée
parlementaire de la Francophonie qui nous réunit aujourd’hui à Bruxelles.
D’association internationale des parlementaires de langue française, elle est
devenue, au fil du temps, une véritable assemblée consultative de la Francophonie.
C’est pourquoi chers collègues, lors de nos réunions, c’est la voix des peuples
francophones que nous représentons. Je demeure persuadé qu’à travers ces
sessions se forge une véritable action politique commune à notre espace
francophone. C’est en partageant nos expériences au sein de nos commissions, de
nos régions et de nos réseaux, que nous construirons ensemble l’avenir de la
Francophonie parlementaire.

Il nous faut accentuer le caractère politique de notre Assemblée. Vigie de la
démocratie, notre assemblée doit jouer pleinement son rôle dans le concert des
nations et des organisations internationales. En soumettant, à l’issue de nos
travaux, un avis au Sommet des chefs d’Etats et de gouvernements qui se tiendra
cette année à Kinshasa, en République démocratique du Congo, nous porterons les
aspirations des peuples francophones auprès de leurs dirigeants.

Le thème du débat général de notre 38e session : « Médias et Technologies de
l’Information et de la Communication, vecteurs de la Francophonie dans le
monde » nous interpelle par les rapides évolutions dans ce secteur.
L’Internet et les réseaux sociaux ont transformé nos habitudes et nos pratiques en
matière d’information.

La nécessité de réduire la fracture numérique et d’édifier une société de
l’information dans laquelle nous pourrons accéder en français est un impératif
si nous voulons que l’accès équitable de l’information serve à des fins
éducatives, économiques, sociales et culturelles.

De même l’utilisation des médias et des technologies de l’information et de la
communication nous permet de promouvoir la diversité culturelle et
linguistique.

Autant de questions qu’il me paraît nécessaire que nous abordions ensemble afin
de trouver des solutions pertinentes et durables à ces inégalités.

L’importance de notre session n’est plus à démontrer. Je fonde l’espoir que de
nos concertations naîtront des recommandations qui permettront de porter plus
haut les valeurs de démocratie, d’état de droit, d’égalité des sexes et de
développement durable partagé.

Tout en vous souhaitant plein succès à nos travaux, je vous remercie une nouvelle
fois, d’être venus si nombreux à Bruxelles pour notre 38ème Session.

Je vous remercie.

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