Actualités

  • Accueil
  • Actualités
  • Actualités
  • Allocution d’ouverture de la 7e édition du Parlement francophone des jeunes de de M.Mathias Reynard, Conseiller nationale du Parlement Suisse

Allocution d’ouverture de la 7e édition du Parlement francophone des jeunes de de M.Mathias Reynard, Conseiller nationale du Parlement Suisse

6 juillet 2015

Chers Collègues ;
Mesdames et Messieurs les membres du Parlement francophone des jeunes (PFJ),
Mesdames et Messieurs,
Chers amis francophones,

C’est une grande fierté et un véritable honneur pour le Parlement suisse d’accueillir la 7e édition du Parlement francophone des jeunes à Berne. Venus des quatre régions de l’espace francophone, vous représentez aujourd’hui et durant toute la durée de cette simulation votre section, votre Parlement et votre pays.

Le PFJ est en quelque sorte le porte-parole de la jeunesse francophone et assure ainsi le rayonnement des idées de tous les jeunes qui composent notre espace. Il joue également un rôle d’agitateur dans la Francophonie institutionnelle, ce qui, à mes yeux, ne peut être que bénéfique. Mais le PFJ promeut surtout des valeurs qui nous sont chères : celles d’égalité, de solidarité et de démocratie.

Les textes sur lesquels vous allez travailler en commissions au cours de cette session sont principalement axés sur la jeunesse. Dans d’autres salles de ce Palais fédéral, des parlementaires du monde entier auront comme thème de débat général la formation de ces mêmes jeunes. C’est dire combien la section suisse de l’APF fait de la jeunesse la clef de voûte de la Francophonie dans son ensemble.

Comme plus jeune élu de ce Parlement national – qui reste malheureusement toujours très âgé –, je suis particulièrement touché par ce choix. La réalité, les inquiétudes et les projets de la jeunesse sont généralement peu présents dans le débat public.
Mais, par ma profession d’enseignant et mon travail au sein de la Commission de l’Education de ce Parlement, je suis également ravi de voir la formation choisie comme thème de travail. En effet, la formation, et notamment la formation professionnelle, est en quelque sorte la recette du succès de la Suisse. Comme vous le découvrirez durant cette semaine, la seule véritable richesse de mon pays, c’est l’éducation et la recherche. C’est là l’une des pièces maitresses du développement économique et social de la Suisse. Parce qu’on ne le répètera jamais assez mais l’éducation n’est pas une charge, mais un investissement. Un investissement sur la jeunesse, sur l’avenir d’un pays.

Fort de son modèle de formation professionnelle mais aussi de la perméabilité du système et du fort investissement public en faveur de ses hautes écoles et du domaine de la recherche, mon pays a souhaité profiter de ce grand moment qu’est la Session de l’APF pour engager un dialogue avec les autres Etats francophones sur ce thème. Notre objectif final est bien sûr d’améliorer nos systèmes de formation respectifs, en partageant nos expériences et en échangeant les bonnes pratiques afin de pouvoir, à terme, réduire le chômage des jeunes.

La Suisse n’est évidemment pas seule dans ce combat pour l’emploi, l’éducation et l’épanouissement de tous les jeunes. La Francophonie a également placé la formation professionnelle au cœur de ses priorités. Ainsi, au Sommet de Dakar, les Chefs d’Etat et de gouvernement se sont engagés à promouvoir une éducation et une formation professionnelle et supérieure en adéquation avec les besoins spécifiques en emploi. Ils ont souhaité renforcer et pérenniser les actions de la Francophonie dans le domaine des formations ouvertes à distance et dans une offre de cours en ligne ouverts et massifs. La question de l’égalité des chances doit évidemment être au cœur de ces démarches. Il s’agit d’un signal fort que nous donnent nos Chefs d’Etat et de gouvernement, preuve de leur volonté de déployer toute leur énergie en faveur de la jeunesse et de la formation.

Ils ont par ailleurs rappelé que la langue française véhicule des valeurs portées par la Francophonie, valeurs que vous défendrez lors des débats en Commission.

Vous le savez sans doute : dans cette salle, chaque député s’exprime habituellement dans sa langue et c’est donc l’allemand, le français, l’italien et parfois quelques mots en romanche qui se succèdent lors des débats parlementaires. J’aime cette diversité de la Suisse, véritable richesse pour un si petit Etat. Mais je dois l’avouer : je suis surtout un amoureux de la langue française, de son histoire et de la force des valeurs qu’elle véhicule.

C’est bien la langue française, socle de notre engagement et de notre héritage commun, qui nous réunit, qui vous réunit ici pour échanger et débattre des nombreuses problématiques touchant notre espace.

L’avenir du monde francophone est entre vos mains. Lors de cette simulation, j’en suis convaincu, vous enrichirez la démocratie et favoriserez la diversité culturelle et humaine. Grâce à vous, grâce à votre investissement, à votre motivation, à votre travail, vous ferez également rayonner la Suisse comme terre d’échange et de réflexion. Votre présence et votre engagement font honneur à toute la jeunesse de nos pays et au magnifique exercice de la démocratie.

Je vous souhaite donc de fructueux travaux et vous remercie, Mesdames et Messieurs du Parlement francophone des jeunes, de nous avoir rejoints du monde entier pour faire vivre notre Francophonie jusqu’au cœur de la démocratie suisse.

Vive le Parlement francophone des jeunes !
Vive l’Assemblée parlementaire de la Francophonie !
Vive la francophonie !

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d'intérêts.     En savoir plus...Fermer