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"50 ans après les indépendances, 10 ans après Bamako : la situation de la démocratie parlementaire dans l’espace francophone". Intervention de la section de la République démocratique du Congo

Monsieur le Président de l’Assemblée parlementaire de la
Francophonie,

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale et Président de la
section sénégalaise ;

Monsieur le Secrétaire Général parlementaire de la Francophonie ;
Messieurs les Présidents des sections nationales ;

Mesdames et Messieurs les Parlementaires ;

Distingués Invités à vos titres et qualités respectifs,

Avant toute chose, la section congolaise tient à remercier le
Président de la Section sénégalaise, le peuple sénégalais et vous tous,
membres de cette Assemblée pour le sentiment de compassion que
vous avez tenu à exprimer, il y a quelques instants, à l’endroit du
peuple congolais, endeuillé depuis le samedi 03/07/2010, à la suite
de l’explosion accidentelle d’un camion citerne qui a occasionné plus
de 250 morts à Sanga dans la Province du Sud- Kivu.

A |’instar de mes prédécesseurs à cette tribune, je voudrais à mon
tour remercier la Section sénégalaise de l’APF, en particulier
Monsieur Mamadou SECK, Président de l’Assemblée nationale et
Monsieur Pape DIOP, Président du Sénat du Sénégal, pour
l’organisation parfaite des assises de la 36ème Session de l’Assemblée
parlementaire de la Francophonie et surtout pour les marques
d’attention dont la délégation congolaise a fait l’objet depuis son
arrivée à Dakar.

Au nom des députés et sénateurs de la Section congolaise, j’adresse,
à vous, Messieurs les Présidents, à tous les parlementaires sénégalais
et au peuple du Sénégal, pays de la Teranga les salutations les plus
chaleureuses du peuple congolais.

Monsieur le Président,

Honorables députés et sénateurs,

Distingués invités,

Plusieurs choses ont été dites par mes prédécesseurs sur la situation
de la démocratie parlementaire dans l’espace francophone au regard
de 50 ans des indépendances de nos pays respectifs et de 10 ans de
la Déclaration de Bamako.

Je voudrais joindre ma voix à celles qui affirment que la démocratie
parlementaire en Afrique connaît des avancées significatives, et cela,
malgré quelques insuffisances ou échecs constatés, dans certains
pays francophones.

Monsieur le Président,

Honorables députés et sénateurs,

Distingués invités,

S’agissant de mon pays, je vous prie de noter que la République
Démocratique du Congo, après 50 ans d’indépendance, se trouve
encore à sa renaissance.

En effet, plusieurs turbulences et blocages, caractérisés par des
sécessions et des coups d’Etat entre 1960 et 1990 ont entraîné la
régression de son développement économique et démocratique.

Par la suite, elle a été déchirée par des conflits armés récurrents
entre 1990 et 2003, période de longue transition au cours de
laquelle l’Organisation internationale de la Francophonie a adopté la
Déclaration de Bamako.

Aujourd’hui, je peux me permettre d’affirmer que l’Etat congolais a
retrouvé la paix, les institutions en place sont légitimes et
démocratiques, car issues des élections libres, pluralistes et
transparentes.

Une majorité issue d’une coalition fonctionne aux côtés d’une
opposition parlementaire dont le statut est garanti par la loi.
Plusieurs lois importantes ont été adoptées par les deux Chambres et
promulguées par le Président de la République, notamment la loi sur
le financement des partis politiques et les lois favorisant le climat des
affaires.

Pour le moment, le souci de la RDC est de consolider cette jeune
démocratie par l’organisation des élections à intervalles réguliers.
Je vous informe qu’en 2011, la mandature actuelle prendra fin. De
nouvelles élections générales devront être organisées dans notre
pays.

Le succès de celles-ci permettra à notre pays de raffermir la
démocratie, qui est une vertu cardinale de la francophonie.

A ce propos, je reste convaincu que les instances de la Francophonie,
plus particulièrement, l’Assemblée parlementaire ne ménagera
aucun effort pour s’impliquer dans le processus de l’observation de
ces élections en tant que vigie de la démocratie.

Aussi, y a-t-il lieu de mener une campagne de sensibilisation auprès
des élites politiques africaines qui, aujourd’hui, contestent les
élections, même bien organisées, quand les résultats ne leur sont pas
favorables.

En clair, il faudra amener cette classe politique à accepter les
résultats des urnes, la démocratie impliquant le jeu de l’alternance. il
faudra aussi insister sur le fait que rentrer dans les rangs ou faire de
l’opposition, c’est aussi servir sa nation.

Monsieur le Président,

Honorables députés et sénateurs,

Distingués invités,

Pour terminer, mon propos, je suis tenté de dire, au regard de
l’expérience de la RDC, que la vraie démocratie passe par l’adoption
des textes clairs qui mettent tout le monde d’accord. Elle passe aussi
et surtout par l’expression manifeste d’une volonté politique
d’organiser, dans les délais constitutionnels, les élections libres,
pluralistes, démocratiques et transparentes.

Je vous remercie.

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