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20 mars 2010. Journée internationale de la Francophonie

Le 20 mars 2010, l’Organisation internationale de la Francophonie fêtera ses 40 ans, sous le signe de "La diversité au service de la paix" et de la solidarité avec le peuple haïtien. Voir le site :http://www.20mars.francophonie.org/. L’APF s’associe à cet évènement.

Contribution des sections membres de l’APF :

| Canada | Roumanie | Canton de Vaud | Québec |

CANADA


La Semaine de la Francophonie

L’honorable Andrée Champagne : Honorables sénateurs, en tant que présidente de la section canadienne de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, il me fait plaisir de prendre la parole dans cette enceinte pour souligner à mon tour la Semaine de la Francophonie, qui a lieu du 15 au 20 mars 2010. Qui plus est, la journée du 20 mars — Journée de la Francophonie — marque le 40e anniversaire de la création de l’Organisation internationale de la Francophonie.

La Francophonie dans le monde, c’est quelque 200 millions de locuteurs de langue française et 70 états et gouvernements qui totalisent une population de 870 millions d’habitants. Ici, au Canada, nous sommes plus de 9,5 millions de Canadiennes et de Canadiens à pouvoir converser dans la langue de Molière. Le français est enseigné dans nos écoles, employé dans plusieurs cours de justice, utilisé dans plusieurs médias écrits et électroniques. Bref, le français, bien qu’il doive coexister avec la langue anglaise, qui est l’apanage de plus de 300 millions de personnes en Amérique du Nord, demeure au cœur de notre quotidien.

La langue française a su, souvent au prix de luttes acharnées et d’efforts soutenus, préserver sa place dans les affaires de l’État. Dans cette enceinte de la démocratie parlementaire, le quart de la députation et de la représentation sénatoriale est francophone.

Que dire maintenant du milieu culturel francophone et de sa contribution incommensurable au rayonnement de la langue française ici même au pays et partout dans le monde ? Nos chanteurs, chanteuses, compositeurs, compositrices, acteurs, actrices montent sur les plus grandes scènes. Nos cinéastes sont vus sur les écrans du monde entier. Nos écrivains et écrivaines, nos dramaturges reçoivent des prix prestigieux, alors que nos artistes peintres dépeignent la réalité et la culture d’ici. Voilà sans doute nos plus grands ambassadeurs de la culture francophone canadienne.
Certains événements récents, des plus tristes aux plus heureux, ont mis en évidence l’empathie et la fierté de la communauté francophone du Canada.

Au lendemain du tragique tremblement de terre qui a détruit la capitale haïtienne, Port-au-Prince, en janvier dernier, nous avons été à même de constater l’empressement avec lequel la communauté francophone — et l’ensemble des Canadiennes et des Canadiens — ont manifesté leur solidarité à l’endroit du peuple haïtien.

Aux Jeux olympiques de Vancouver, outre les impressionnantes performances de nos athlètes, il fut rafraîchissant de constater la progression constante du degré de bilinguisme des athlètes canadiens.
En cette Semaine internationale de la Francophonie, il serait bien inopportun de nous reposer sur nos lauriers et d’abaisser la garde et ce, en dépit des progrès accomplis au cours des dernières décennies.
S’il est de notre devoir, en tant que parlementaires francophones, de promouvoir et de défendre la langue française tant dans nos institutions qu’à la grandeur du pays, il nous incombe aussi de le faire outre-frontières.

C’est pourquoi nous nous employons à participer assidûment aux divers forums internationaux de la Francophonie. La section canadienne de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie est d’ailleurs un pilier de cette grande assemblée consultative de la Francophonie, fondée sur le partage de la langue française et des valeurs universelles que sont la paix, la démocratie, la justice, les droits de la personne et le progrès.
Je vous prie de vous joindre à moi pour célébrer la Francophonie, pour « préparer la Francophonie de demain » et continuer de faire en sorte que la diversité des cultures des pays francophones soit un facteur de dialogue et de paix au service du développement.

Extraits des Débats du Sénat (hansard). 3e Session, 40e Législature,
Volume 147, Numéro 6
Le mardi 16 mars 2010

- Lire aussi : Discours de Réception à l’occasion de la
Journée de la Francophonie et du
40e anniversaire de la Francophonie
, par Mme Champagne, Présidente de la Section canadienne de l’APF (16 mars 2010)

ROUMANIE

La Bucovine roumaine, Terre de la Francophonie

par Sanda- Maria ARDELEANU, membre de la section roumaine de l’APF
professeure de linguistique et députée, Chevalier dans l’Ordre des Palmes Académiques

Pays de l’histoire et des légendes, région des monastères à peinture extérieure uniques au monde, carrefour des traditions multiculturelles et pluriethniques séculaires, la Bucovine roumaine ne cesse de préserver, tout en le cultivant, un dialogue des langues – symbole de l’ouverture d’esprit des gens qui y habitent.

Au-delà du roumain, de l’ukrainien et du polonais, du russe et de l’allemand, dans ce concert bien harmonisé des langues qu’on parle en Bucovine il y a une langue qui s’est imposée au cours des siècles en tant qu’instrument de culture qui rapproche et encourage la confiance mutuelle : c’est le français.

Loin d’être remplacé dans ses fonctions par un autre moyen de communication, le français reste en Bucovine la langue choisie par grand nombre d’élèves et d’étudiants, non pas comme « la langue étrangère », mais comme une langue qui a, ’l’air de famille’, la langue d’une culture préférée par les grands-parents et les parents et qu’on doit respecter en tant que telle.

C’est là l’essentiel de notre francophonie bucovinienne : son aspect humain, qui dépasse toute fracture numérique sans doute interprétable. Car « il est difficile de séparer le cœur de la raison », comme disait Nicolae Titulescu, fondateur de la Société des Nations, quand il s’agit de notre Francophonie roumaine.

En plus, ce qui est malheureusement très peu connu encore, c’est que, dans le Département de Suceava, la Francophonie reste un mouvement culturel et social, entretenu par de vrais militants francophones (enseignants et professeurs d’université, écrivains, publicistes et journalistes, médecins et ingénieurs, intellectuels et fonctionnaires et haut rang dans l’administration, politiques et d’autres).

Dans une Maison de l’Amitié à Suceava, la France a sa place privilégiée. A l’Université « Ştefan cel Mare », les accords bilatéraux et les partenariats avec la France, les projets de coopération inter-universitaire sont au plus grand nombre. L’investisseur français est bien représenté et encouragé dans la région. Le modèle français est vivant en beaucoup de domaines, parmi lesquels le tourisme.

Mais la „Francophonie de demain” en Bucovine, c’est celle des jeunes. Mihaela Sasu, étudiante à Suceava, et membre du Parlement des jeunes dans le cadre de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, est aujourd’hui un bon exemple de ce que la Francophonie de Bucovine peut donner aux institutions européennes. Par elle, toute la jeunesse francophone de Bucovine et de la Roumaine sourit à l’avenir de la Francophonie !

A l’occasion de la Journée Internationale de la Francophonie la section roumaine de l’APF, représentée par Mme Sanda Maria ARDELEANU, soutiendra un discours politique "Où va la francophonie roumaine ?" dans le plénum de Chambre des Députés. Lire le texte de l’intervention


Les enfants de Roumanie et la Francophonie

Dessins des petits enfants du "Jardin d’enfants de Codlea" à Brasov.
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CANTON DE VAUD

La section vaudoise est heureuse de vous faire partager le logo du futur sommet de l’OIF à Montreux (canton de Vaud), en octobre 2010 ;

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Logo du futur sommet de l’OIF à Montreux

- d’autre part, lors de la séance précédant le 20 mars (soit le mardi 16 mars), le Président du Grand Conseil vaudois, Monsieur Laurent Chappuis, s’exprimera, en début de séance pour souligner les points suivants :
a) la journée du 20 mars ;
b) les 40 ans de l’OIF ;
c) la tenue du sommet de la Francophonie en terre vaudoise.

Lire la déclaration

QUEBEC

Ordre de la Pléiade, vingt et une personnalités québécoises décorées

Dans le cadre des célébrations de la journée internationale de la Francophonie, le président de l’Assemblée nationale du Québec et président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), M. Yvon Vallières, a procédé le 17 mars 2010 à la remise des insignes de l’Ordre de la Pléiade à 21 personnalités québécoises de différents horizons. La cérémonie a eu lieu à la salle du Conseil législatif de l’hôtel du Parlement en présence de nombreux invités.

« Je suis très heureux d’honorer les récipiendaires et de reconnaître leur contribution aux valeurs de la Francophonie. En mon nom et en celui de tous les parlementaires, je félicite ces grands Québécois et Québécoises pour ce qu’ils ont accompli de remarquable dans leur sphère d’activité respective, notamment sur le plan de la promotion de la langue française et de la culture québécoise », a tenu à préciser M. Vallières.

L’Ordre de la Pléiade comporte cinq grades, soit par ordre décroissant d’importance, les grades de Grand Croix, Grand Officier, Commandeur, Officier et Chevalier. Cette année, les récipiendaires se répartissent parmi les quatre grades suivants :

Le grade de Grand Croix
- M. Daniel Johnson, avocat-conseil et ancien premier ministre du Québec (Grand Officier 2000)

Le grade de Commandeur
- M. Yvan Bordeleau, professeur et ancien député
- M. Benoît Pelletier, professeur et ancien ministre

Le grade d’Officier
- M. Claude Cousineau, député
- M. René Dussault, avocat-conseil
- M. Jean-Pierre Ferland, auteur-compositeur-interprète

Le grade de Chevalier
- Mme Maryse Baribeau, directrice générale du Festival International de la Poésie de Trois-Rivières
- M. Stéphan Bureau, concepteur, animateur et producteur
- M. Georges Côté, propriétaire entrepreneur (Fromage Côté S. A.) semi-retraité
- M. André Dion, pédagogue, ornithologue, écologiste et écrivain
- M. Richard Garneau, annonceur, journaliste et écrivain
- M. Philippe Lapointe (à titre posthume), professeur, bénévole actif et ancien président de la Fédération de l’âge d’or du Québec
- M. Pierre Lavoie, fondateur et directeur du Grand Défi Pierre Lavoie et conférencier
- M. Paul Tex Lecor, artiste peintre, chansonnier et humoriste
- Mme Lynda Lemay, auteure-compositrice-interprète
- M. Gilles Mathieu, graphiste, artiste peintre et fondateur de la Butte à Mathieu
- Mme Stella Montreuil, directrice générale de Ciné-Campus Trois-Rivières
- M. Joseph Nakhlé, fondateur, directeur artistique et général du Festival du Monde Arabe de Montréal
- Mme Chantal Petitclerc, conférencière et athlète plusieurs fois médaillée
- M. Guy Soucie, directeur de la Chapelle historique du Bon-Pasteur, maison de la musique – Montréal
- M. Luc Vinet, recteur de l’Université de Montréal

À ce jour, quelque 250 personnalités québécoises ont été décorées de l’Ordre de la Pléiade.

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